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Publications et outils

Publié le 12/12/2017

Environnement et santé

Impacts de la température sur la mortalité dans dix-huit zones urbaines françaises entre 2000 et 2010

Auteur(s) : Pascal M, Wagner V, Corso M.
Editeur(s) : Santé publique France
ISBN NET : 979-10-289-0386-2
Citation suggérée : Pascal M, Wagner V, Corso M. Impacts de la température sur la mortalité dans dix-huit zones urbaines françaises entre 2000 et 2010. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 61 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

Santé publique France a mis en place un réseau visant à suivre la relation température-mortalité à partir d’études multicentriques en séries temporelles dans 18 zones urbaines françaises. Ses premiers travaux portent sur les impacts de la chaleur et du froid sur la période 2000-2010.
La relation température-mortalité est très homogène dans les zones étudiées. Le froid a un effet progressif, étalé sur plusieurs jours, et visible à des températures douces (inférieures au percentile 49). La chaleur a un effet très rapide, concentré sur les premiers jours, éventuellement suivi d’un effet moisson. Au-delà du percentile 99,2, l’augmentation immédiate de la mortalité n’est que partiellement compensée par l’effet moisson, qui disparaît totalement aux percentiles supérieurs à 99,8. Pour une température extrême (percentile 99,9) la mortalité cumulée sur 21 jours est 1,96 fois plus importante (risque relatif (RR) : 1,959 [IC 95% 1,587 : 2,418]) que pour une température médiane.
Sur l’ensemble des 18 zones urbaines, entre 2000 et 2010, le froid est responsable de 3,9% [3,2 : 4,6] de la mortalité, et la chaleur de 1,2% [1,1 :1,2] en considérant l’impact global, et 0,5% [0,4 :0,6] en prenant en compte de l’effet moisson. L’impact du froid résulte de RR faibles s’appliquant un nombre important de jours dans l’année (jours où la température est située entre les percentiles 2,5 et 25 de la distribution des températures), celui de la chaleur à des RR élevés s’appliquant rarement (jours où la température est supérieure au percentile 90 de la distribution des températures).
Ces résultats mettent en avant la forte non-linéarité de la relation température-mortalité, et la dissymétrie entre les dynamiques temporelles des impacts du froid et la chaleur. La répétition de telles études dans le temps permettra de tester des hypothèses concernant les dynamiques spatio-temporelles et in fine contribuera à dimensionner la surveillance et la prévention dans un contexte de changement climatique.

Rapport  [pdf - 1,58 Mo]

Mots-clés :

température, mortalité, changement climatique

SUMMARY

Temperature impacts on mortality in eighteen French urban areas between 2000 and 2010

Santé publique France has set up a network of 18 French urban areas to monitor the temperature-mortality relationship through multicentric time series studies. Its first results document the impacts of heat and cold during the 2000-2010 period.
The temperature-mortality relationship was homogenous in the studied areas. Cold has a progressive impact, spread over several days, and significant from moderate temperatures (below percentiles 49). Heat has a rapid impact, focused on the first days following exposure, and followed by a harvesting effect. Above percentile 99.2, the immediate increase in mortality is only partially compensated by the harvesting effect, which totally disappears at temperature higher than percentile 99.8. For an extreme temperature (percentile 99.9), the mortality cumulated over 21 days is 1.96 fold higher (relative risk (RR) 1.959 [IC 95% 1,587:2,418] than for a median temperature.
Across the 18 urban areas, between 2000 and 2010, cold was responsible for 3.9% [3.2 :4.6] of the mortality, and heat for 1.2% [1.1:1.2] considering the global impact, and 0.5 % [0,4:0,6] when including the harvesting effect. Cold impact is mostly due to small RR on temperatures that are frequently observed (temperatures between percentiles 2.5 and 25), and heat impact to larger RR on temperatures that remain unusual (temperatures exceeding percentile 90).
These results underline the strong non-linearity of the temperature-mortality relationship, and the dissymmetry between heat and cold. The reproduction of such studies through time will allow testing hypotheses regarding the spatio-temporal dynamics, and in fine will contribute to dimension surveillance and prevention in the context of climate change.

Keywords :

temperature, mortality, climate change

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