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Publications et outils

Publié le 27/11/2017

Environnement et santé

Rapport d'investigation de suspicions d’agrégats de scléroses latérales amyotrophiques (SLA) en Savoie et en Isère.

Auteur(s) : Chappert JL, Fecherolle J, Kermarec F, Le Tertre A, Piot B.
Editeur(s) : Santé publique France
ISBN NET : 979-10-289-0401-2
Citation suggérée : Rapport d'investigation de suspicions d’agrégats de scléroses latérales amyotrophiques (SLA) en Savoie et en Isère. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 43 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

Suite au signalement de dix cas de SLA survenus dans un village de Savoie d’environ 900 habitants entre 1991 et 2013, et de dix cas survenus entre 2000 et 2013 dans une commune de l’Isère d’environ 6500 habitants, une investigation visant à déterminer l'existence d'un excès de SLA, identifier une éventuelle exposition commune et évaluer le rôle de l'aléa en cas d’excès a été mise en oeuvre.
La démarche méthodologique comportait une étude descriptive des cas, l’estimation des ratios standardisés de mortalité (SMR) par SLA, l’étude de leur distribution géographique par commune, l'estimation d'un SMR « ajusté » ('estimateur bayésien empirique) et la recherche d'éventuelles sources d'expositions environnementales.
La SMR sont respectivement d’environ 10 et 2, sur la commune de Savoie et sur celle d’Isère. L’étude des SMR « ajustés » suggère que la répartition géographique hétérogène des décès par SLA est liée à la distribution aléatoire des maladies. Les cas ayant résidé sur ces communes ne sont pas différents, en termes d’âge et de sexe, avec les cas sporadiques décrits dans la littérature. Aucun regroupement spatial au sein des communes, ni élément pouvant évoquer une exposition partagée, ni exposition particulière susceptible d’expliquer tout ou partie des cas observés n’ont pu être mis en évidence.
Ces résultats ne permettent pas de faire l'hypothèse de l'existence d'un lien entre les cas de SLA observés et un risque particulier existant actuellement sur ces communes.
Comme pour les autres pathologies dont les facteurs de risque ne sont pas connus, il n'existe pas de mesure de gestion spécifique dont la mise en oeuvre puisse prévenir la survenue de cette maladie. La veille a été maintenue et la situation aurait été réévaluée si de nouveaux cas survenaient. Depuis, aucun nouveau cas n'a été signalé.
Des données de référence seront prochainement disponibles pour l'ensemble du territoire.
Elles pourraient par ailleurs être utilisées pour explorer des hypothèses d'expositions environnementales dans la survenue de cette pathologie encore mal connue.

Rapport  [pdf - 1,38 Mo]

Mots-clés :

sclérose latérale amyotrophique, SLA, agrégat, spatio-temporel, cluster, Auvergne-Rhône-Alpes, France

SUMMARY

Following the reporting of ten cases of amyotrophic lateral sclerosis (ALS) in a Savoie village of about 900 inhabitants between 1991 and 2013, and ten cases occurring between 2000 and 2013 in a commune in the Isère region of about 6,500 inhabitants, an investigation was set up in order to determine the existence of an excess of ALS cases, identify a possible common exposure, and evaluate the role of the hazard in case of excess.
The methodological approach consisted of a descriptive study of the cases, the estimation of the standardized mortality ratios (SMR) by SLA, the study of their geographical distribution by commune, the estimation of an ‘adjusted’ SMR ('empirical Bayesian estimator) and the search for potential sources of environmental exposures.
The SMR are respectively about 10 and 2, in the municipality of Savoie and that of Isère. The study of ‘adjusted’ SMRs suggests that the heterogeneous geographic distribution of ALSrelated deaths is associated with the random distribution of diseases. The cases residing in these communes are not different, in terms of age and sex, from the sporadic cases described in the literature. No spatial grouping within the communes, nor any element that could evoke a shared exposure, nor any particular exposure likely to explain all or part of the cases observed could be highlighted.
These results do not make it possible to assume the existence of a link between the cases of ALS observed and a particular risk currently existing in these communes.
As for other pathologies for which risk factors are not known, there is no specific management measure whose implementation can prevent the occurrence of this disease.
Surveillance was maintained with new assessments in case new cases arose. Since then, no new cases have been reported.
Baseline data will soon be available for the whole country. They could also be used to explore hypotheses of environmental exposures in the occurrence of this pathology still poorly understood.

Keywords :

amyotrophic lateral sclerosis, ALS, cluster, spatiotemporal, Auvergne-Rhône-Alpes, France

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