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Publications et outils

Publié le 25/04/2019

Environnement et santé

Évaluation de la surmortalité pendant les canicules des étés 2006 et 2015 en France métropolitaine

Auteur(s) : Ung A, Corso M, Pascal M, Laaidi K, Wagner V, Beaudeau P, et al.
Editeur(s) : Santé publique France
ISBN NET : 979-10-289-0543-9
Citation suggérée : Ung A, Corso M, Pascal M, Laaidi K, Wagner V, Beaudeau P, et al. Évaluation de la surmortalité pendant les canicules des étés 2006 et 2015 en France métropolitaine. Saint-Maurice : Santé publique France, 2019. 47 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

L’exposition à des températures élevées constitue un risque sanitaire majeur, pouvant conduire au décès ou à des séquelles importantes comme cela a été le cas en août 2003 où une surmortalité d’environ 15 000 décès a été observée en France métropolitaine.

En France, entre 1950 et 2018, les étés 2006 et 2015 ont été respectivement le quatrième et le troisième été (à égalité avec 2017) les plus chauds derrière 2003, premier, et 2018, deuxième. Les étés 2006 et 2015 ont fait l’objet de bilans à partir d’approches différentes dans la méthode. Le rapport présenté ici a comme objectif principal de produire une évaluation détaillée de la surmortalité observée pendant les canicules des étés 2006 et 2015 (par sexe, âge et département) en utilisant la même méthode et à partir des données exhaustives de décès fournies par l’Insee.

En 2006, sur les deux canicules observées, 11 494 décès ont été recensés dont 1 048 décès en excès, soit une augmentation de 10 % de la mortalité. En 2015, sur l’ensemble des quatre canicules observées, 11 636 décès ont été recensés dont 1 722 décès en excès soit une augmentation de plus de 17 % de la mortalité. Quel que soit le sexe, cet excès de décès s’observe principalement dans les classes d’âge élevées, et ce, à partir de 45 ans.

Les résultats de ce rapport ne permettent pas de conclure à une baisse du risque lié à la chaleur depuis la canicule de 2003. Les impacts observés en 2006 et 2015 soulignent l’importance de poursuivre les efforts sur les mesures de prévention mises en œuvre depuis 2004 et la mise en place du Plan national canicule.

Rapport  [pdf - 5,80 Mo]

Mots-clés :

canicule, vague de chaleur, mortalité, impact court terme, température, seuil d'alerte

SUMMARY

Evaluation of the impact of 2006 and 2015 heat waves on excess mortality in metropolitan France

Exposition to high temperatures is a major health hazard that could lead to death or important sequelae as during August 2003 with an excess mortality of 15,000 observed deaths in metropolitan France.

In France, between 1950 and 2018, 2006 and 2015 summers were the fourth and the third (equally with 2017) hottest summers behind 2003 (first) and 2018 (second). Previous excess mortality assessments during 2006 and 2015 summers exist using different methods. The current report objective is to produce a detailed evaluation of excess mortality during heat waves in 2006 and 2015 summers (by sex, age and French department) using the same method from exhaustive mortality data.

In 2006, during both heat waves, 11,494 deaths occurred of which 1,048 excess deaths (+10% mortality increase). In 2015, during the four heat waves, 11,636 deaths occurred of which 1,722 excess deaths (+17% mortality increase). Whatever the sex, these excess deaths concerned mainly the advanced age groups starting from 45.

These results do not allow to conclude in a heat-related risk decrease since the 2003 heat wave. The observed impacts in 2006 and 2015 underline the importance of following-up the efforts on prevention measures implemented since 2004 with the French national heat wave plan.

Keywords :

heat wave, mortality, short-term impact, temperature, threshold

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