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Publié le 18/12/2018

Maladies chroniques et traumatismes

Survie nette conditionnelle chez les personnes atteintes de cancer en France métropolitaine

Étude réalisée à partir des données du réseau français des registres des cancers (FRANCIM)

Auteur(s) : Dantony E, Uhry Z, Bossard N, Roche L, Remontet L, Grosclaude P, Woronoff A-S, Jéhannin-Ligier K, Colonna M, Guizard A-V, Trétarre B, Monnereau A
Editeur(s) : Santé publique France, Institut national du cancer
ISBN : 978-2-37219-392-4
ISBN NET : 978-2-37219-393-1
Citation suggérée : Dantony E, Uhry Z, Bossard N, Roche L, Remontet L, Grosclaude P, Woronoff A-S, Jéhannin-Ligier K, Colonna M, Guizard A-V, Trétarre B, Monnereau A. Survie nette conditionnelle chez les personnes atteintes de cancer en France métropolitaine. Étude réalisée à partir des données du réseau français des registres des cancers (FRANCIM). Saint-Maurice : Santé publique France ; 2018. 90 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

Cette étude avait pour objectif d’estimer la survie conditionnelle à 1, 2, 5, et 10 ans (c’est à dire la probabilité nette de survivre jusqu’à ces dates sachant que l’on était encore vivant respectivement 0, 1, 4 et 9 ans après le diagnostic) pour les tumeurs les plus fréquentes (15 chez les femmes et 17 chez les hommes). Les probabilités nettes annuelles de décès en fonction du temps écoulé depuis le diagnostic ont été également estimées. Les données collectées par les registres du réseau Francim pour la période 1989-2013 ont été utilisées pour ce travail.

Une stratégie de modélisation flexible du taux de mortalité en excès a été utilisée. Cette stratégie consistait à sélectionner un modèle à l’aide du critère d’Akaike parmi un ensemble de modèles « candidats » qui différaient au niveau du type d’effet de l’année de diagnostic ainsi qu’au niveau de son interaction avec le temps ou avec l’âge. L’analyse a été effectuée pour chaque localisation séparément chez l’homme et chez la femme. Toutes les estimations ont été fournies par âge.

Cette étude montre que les valeurs de la survie nette cumulée à 5 ou 10 ans (indicateur le plus largement utilisé et diffusé) résultent essentiellement de périodes critiques où la probabilité de décès est très élevée et qu’en dehors de ces périodes, la probabilité de décès revient à des valeurs plus basses. Ces périodes critiques se situent généralement au début de la maladie ; cependant pour la moitié des cancers étudiés chez l’homme, un patient toujours en vie quatre ans après le diagnostic a encore une probabilité de décéder dans l’année supérieure à 10 %. Pour les femmes, particulièrement les plus jeunes, la situation est différente et apparemment plus favorable. Le risque de mourir durant la 5ème année n’est supérieur à 10 % que pour une faible fraction des cancers étudiés. Le risque le plus élevé se situe souvent immédiatement après le diagnostic. Toutefois pour certains cancers (ORL, mélanome, col utérin, ovaire, sein, système nerveux central) le risque le plus élevé s’observe autour de la première, voire de la seconde année, notamment chez les jeunes.

La survie nette conditionnelle est un indicateur reflétant la dynamique du taux de mortalité en excès, complémentaire de la survie nette classique qui est un indicateur cumulé. Il faut s’attendre à voir évoluer la survie conditionnelle sous l’effet de l’anticipation des diagnostics mais aussi du développement de nouveaux traitements.

Rapport  [pdf - 2,66 Mo]

Mots-clés :

Tumeurs solides, Survie conditionnelle, Survie nette, Pronostic à long terme, France, Registres de population

RÉSUMÉ :

Survival of cancer patients in metropolitan France 1989-2013

A study based on Francim network of cancer registries. Part 1 – Solid tumors

The aim of the study was to estimate 1, 2, 5, and 10-years conditional net survival (net survivals conditionally on having survived 0, 1, 4 and 9 years respectively) for the most common solid tumours (15 in women and 17 in men). Yearly net probabilities of death according to time since diagnosis were also estimated. We used data collected by the Francim network over the period 1989-2013.

A flexible excess rate modelling strategy was applied for each site and each sex. Several models were built; they differed in the modelling of the effect of the year of diagnosis in terms of linearity, proportionality, and interaction with age. The final model was chosen according to the Akaike Information Criterion. All estimates were given by age.

The study shows that values of cumulative net survival, as usually reported, result largely from critical periods where the probability of death is high, outside these periods it returns to fairly low values. These critical periods are usually just after the diagnosis. However, for half of cancers studied in men, patients still alive four years after diagnosis have still a probability of dying within the 5th year, superior to 10 %. Among women, especially the youngest, the context is different and apparently more favorable. The risk of dying during the 5th year remains above 10 % for only a small proportion of the cancers studied.

For several cancers (ENT, melanoma, cervix, ovary, breast, central nervous system) the highest risk is around the first or even the second year, especially in young patients.

Conditional net survival is a dynamic indicator in addition to classical net survival which is a cumulative indicator. We should expect evolution of conditional net survival due to earlier diagnoses but also to the development of new treatments.

Mots-clés :

Solid tumours, Conditional survival, Net survival, Long-term prognosis, France, Population registries

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