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Publications et outils

Publié le 07/06/2019

Maladies chroniques et traumatismes

Investigation d’une suspicion d’agrégat de cas de cancer du rein dans un laboratoire de recherche, Paris, 2016-2018

Auteur(s) : Bassi C.
Editeur(s) : Santé publique France
ISSN : 2609-2174
ISBN NET : 979-10-289-0552-1
Citation suggérée : Bassi C. Investigation d’une suspicion d’agrégat de cas de cancer du rein dans un laboratoire de recherche, Paris, 2016 - 2018, Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 24 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

En février 2016, Santé publique France a été sollicitée par un laboratoire de recherche situé en Île-de-France à propos de 5 cas de cancer du rein survenus de 2012 à 2015 parmi les salariés. Une démarche d’investigation d’agrégat spatio-temporel en milieu professionnel a été réalisée. L’objectif était de vérifier l’existence d’un excès d’incidence de cas de cancer du rein parmi les salariés en activité du laboratoire, ainsi que leur exposition à un ou plusieurs facteurs de risque plausibles en lien avec cette pathologie.

Finalement, l’investigation menée sur une période de 11 années de 2006 à 2017 ne montre pas d’excès de cas de cancer du rein parmi les salariés du laboratoire par rapport à ce que l’on peut attendre compte tenu de la fréquence de la maladie. Il n’a pas non plus été retrouvé d’exposition commune à tous les cas ni d’agent chimique, biologique ou physique reconnu cancérogène pour le rein ayant régulièrement exposé les cas recensés. Cette approche présente cependant des limites : elle n’a pas inclus les employés embauchés en tant que sous-traitants et les salariés étant partis à la retraite en l’absence d’information médicale les concernant. Néanmoins, l’absence de sur-incidence observée de cancer du rein parmi les salariés du laboratoire de recherche va dans le sens de l’infirmation de ce signal rapporté en 2016. Enfin, les expositions spécifiques rapportées lors de l’investigation montrent l’importance de poursuivre la démarche de prévention des risques déjà en oeuvre au sein du laboratoire en intégrant les prestataires et stagiaires, ainsi que la poursuite de la surveillance des expositions par le biais d'un suivi individuel des salariés par la médecine du travail.

Sur la base de ces résultats il n’y a pas de raisons objectives pour prolonger les investigations sur ce signalement, sauf si de nouveaux cas de cancer du rein étaient signalés parmi la population salariée du laboratoire. La surveillance renforcée déjà mise en place par la médecine du travail et à l’origine de ce signalement doit être maintenue afin de permettre de détecter le plus précocement possible la survenue de nouveaux cas.

Rapport  [pdf - 360,27 Ko]

Mots-clés :

agrégats de cancer, cancer du rein, laboratoire de recherche, santé au travail

SUMMARY

In February 2016, Santé publique France was commissioned by a research laboratory located in Ile-de-France about 5 cases of kidney cancer occurring from 2012 to 2015 among employees. An investigation of spatiotemporal aggregation in a professional environment was carried out. The objective was to check the presence of an excess incidence of kidney cancer cases among the active employees of the laboratory, as well as their exposure to one or more plausible risk factors related to this pathology.

Finally, the investigation carried out over an 11-year period from 2006 to 2017 does not show an excess of kidney cancer cases among laboratory employees compared to what can be expected given the frequency of disease. No common exposure was found in all cases, nor was any known chemical, biological or physical agent known to be carcinogenic to the kidney, having regularly reported cases. However, this approach has limitations: it did not include employees hired as subcontractors and employees who retired in the absence of medical information about them. Nevertheless, the absence of observed over-incidence of kidney cancer among the employees of the research laboratory is in line with the reversal of this signal reported in 2016. Finally, the specific exposures reported during the investigation show the importance of continuing the risk prevention approach already implemented in the laboratory by integrating providers and trainees, as well as the continued monitoring of exposures through individual monitoring of employees by occupational medicine.

On the basis of these results there are no objective reasons for continuing the investigations on this report, unless new cases of kidney cancer were reported among the salaried population of the laboratory. The reinforced surveillance already put in place by the occupational medicine and the source of this report must be maintained in order to detect as early as possible the occurrence of new cases.

Keywords :

cancer aggregates, kidney cancer, research laboratory, occupational health

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