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Publications et outils

Publié le 24/10/2012

Maladies infectieuses

Surveillance des infections du site opératoire France, 2011

Résultats

Auteur(s) : Perennec-Olivier M, Jarno P
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1956-6956
ISBN NET : 978-2-11-129777-7
Citation suggérée : Perennec-Olivier M, Jarno P. Surveillance des infections du site opératoire, France, 2011. Saint-Maurice: Institut de veille sanitaire ; 2012. 42 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

La réduction d’incidence des infections du site opératoire (ISO) est l’un des objectifs du programme national de lutte contre les infections nosocomiales (IN). Depuis 1999, les surveillances interrégionales des ISO sont coordonnées par le Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin).
Chaque année, les services de chirurgie volontaires recueillent des informations concernant le patient ou l’intervention dont les composants de l’index de risque NNIS. Tous les patients inclus doivent être suivis jusqu'au trentième jour postopératoire.
Les ISO sont définies selon les critères standards usuels.
En 2011, 2 434 services ont inclus 330 281 interventions chirurgicales dont plus des deux tiers en orthopédie (27,4 %), chirurgie
digestive (18,8 %) et gynécologie-obstétrique (14,0 %). Une ISO a été identifiée chez 3 062 patients (incidence 0,93 %).
En 2011, l’incidence variait de 0,60 % pour les patients à faible risque (NNIS-0) à 8,76 % pour les patients plus à risque (NNIS-3).
De 2007 à 2011, l’incidence globale des ISO a diminué de 23 %. Pour la chirurgie du colon, l’incidence a diminué de 21 %, pour les césariennes de 40 %, pour la résection transurétrale de prostate de 30 % et pour la chirurgie du sein de 17 %. Le nombre de services avec un fort taux d’incidence des ISO a fortement baissé durant cette période.
La surveillance des ISO est aujourd’hui bien implantée en France et la réduction de leur incidence se poursuit. Le taux d’ISO sera un des indicateurs d’évaluation du programme national de lutte contre les IN 2009-2013.

Rapport  [pdf - 529,83 Ko]

Mots-clés :

infections nosocomiales, infections du site opératoire, chirurgie, surveillance épidémiologique, incidence, intervention chirurgicale, France

SUMMARY

Surveillance of surgical site infections, France 2011

Results

Surgical Site Infections (SSI) are a key target for the national infection control program. Since 1999, regional SSI surveillance data have been aggregated into a national database through the national nosocomial infection alert investigation and surveillance network (RAISIN).
On a voluntary basis, surgery wards enrolled in a yearly 3 months survey operated patients with a post-operative 30 day-follow-up. The risk factors which were collected on the day of surgery included age, gender, ASA score, pre and post-operative hospital stay, type and duration of procedure, emergency/elective procedure, video-endoscopy, and Altemeier wound class. SSI were defined according to international standard criteria.
In 2011, 2 434 wards have included 330 281 procedures. These procedures included mainly orthopaedic surgery (27.4%), digestive surgery (18.8%) and obstetrics/gynecology (14.0%). A SSI was diagnosed in 3 062 patients (incidence 0.93%). SSI incidence varied according to NNIS score from 0.60% for the lowest risk patients (NNIS-0) to 8.76% for the highest risk patients (NNIS-3).
From 2007 to 2011, SSI incidence decreased globally (-23%) and for colon surgery (-21%), caesarian sections (-40%), transurethral section (-30%) and breast surgery (-17%). SSI incidence distribution showed that the risk was reduced mostly in wards with higher rates.
Surveillance of SSI is now widely accepted in France. Trend analysis demonstrates that SSI incidence reduction is still ongoing.
SSI rate is an important tool for providing thorough standardized estimates of SSI incidence according to various surgery procedures.

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