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Publications et outils

Publié le 21/11/2014

Maladies infectieuses

Analyse du public touché par l’expérimentation Flash-Test 2013

Une semaine de dépistage du VIH dans quatre régions françaises

Auteur(s) : Atramont A, Le Vu S
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1956-6956
ISBN NET : 979-10-289-0089-2
Citation suggérée : Atramont A, Le Vu S. Analyse du public touché par l’expérimentation Flash-Test 2013. Une semaine de dépistage du VIH dans quatre régions françaises. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2014. 44 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

Une semaine de dépistage rapide du VIH (Flash-Test) a été organisée en 2013 dans 4 régions particulièrement concernées par l’épidémie : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), Rhône-Alpes et Guyane. Un questionnaire proposé aux personnes dépistées a permis d’analyser le public touché par cette intervention.
L’analyse a porté sur 8 713 personnes. Le public était principalement masculin et jeune. Les participants étaient pour 38 % d’entre eux nés à l’étranger. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes représentaient près de 15 % de la population testée, les usagers de drogues par voie injectable 2,4 %, et les personnes transgenres 0,3 %. Les répondants avaient pour 64 % déjà eu un test VIH au cours de la vie. Au cours de la semaine, 48 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH, soit un taux de 0,55 %. Par rapport aux actions de dépistage communautaire mises en place en 2011, l’intervention a relativement moins touché les populations particulièrement exposées au VIH. Les participants de Flash-Test n’étaient pas particulièrement éloignés du dispositif de dépistage. Enfin, la capacité à dépister des personnes séropositives était similaire à celle du dispositif des CDAG/Ciddist (Consultation de dépistage anonyme et gratuit / Centre d'information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles), voire plus basse pour la Guyane.
L’opération Flash-Test a probablement constitué un apport en termes de mobilisation des acteurs du dépistage et de visibilité auprès du public du dépistage du VIH et des tests rapides. Néanmoins, l’analyse des caractéristiques des participants ne permet pas d’identifier une plus-value en termes épidémiologiques de ce modèle par rapport au dispositif de dépistage existant.

Rapport  [pdf - 1,31 Mo]

Mots-clés :

VIH, dépistage, Trod

SUMMARY

week-long HIV rapid testing intervention (Flash Test) was organized in 2013 in fours among the most affected regions in France: Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), Rhône-Alpes and French Guiana. Individual questionnaire data have been used to describe the populations reached by the intervention.
The analysis includes 8713 individuals. Respondents were mainly men and young people. Foreign-born participants accounted for 38%. Men who have sex with men accounted for 15%, injecting drug users for 2.4% and transgender for 0.3%. Respondents were 64% to already have an HIV test prior to the intervention. Over the week, 48 persons had tested HIV-positive (0.55%). Compared to rapid HIV screening activity led by community-based organizations in France since 2011, the intervention did not achieve to reach more at-risk populations or those with poor access to HIV screening. The ability to detect infected persons was similar to that of free and anonymous screening centers, and was even lower in French Guiana.
Flash-Test intervention has probably enhanced the mobilization of screening professionals and increased public awareness of rapid HIV tests. However, according to participants’ characteristics, this model of intervention does not prove to be more valuable than country’s already existing HIV screening system to detect undiagnosed infected individuals.

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