Fermer



Publications et outils

Publié le 19/05/2017

Maladies infectieuses

Cas groupés d’entérocolites dans le service de soins intensifs et de réanimation néonatale du CHU de Caen

Résultats de l’enquête de cohorte.

Auteur(s) : Thibon P, Borgey F, Nicolay N, Botrel MA
Editeur(s) : Santé publique France
ISBN NET : 979-10-289-0342-8
Citation suggérée : Thibon P, Borgey F, Nicolay N, Botrel MA. Cas groupés d’entérocolites dans le service de soins intensifs et de réanimation néonatale du CHU de Caen. Résultats de l’enquête de cohorte. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 40 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

Un cas groupés d’entérocolites ulcéro-nécrosantes parmi des enfants nés grands prématurés (< 33 SA) et hospitalisés dans le service de soins intensifs et/ou de réanimation du CHU de Caen a été signalé en avril 2015. Les investigations initiales (prélèvements bactériologiques, virologiques environnementaux, alimentaires…) n’ont pas permis de retrouver une cause infectieuse unique.
Une étude épidémiologique étiologique complémentaire a été décidée, afin de rechercher notamment des facteurs de risque alimentaires.

Une étude de cohorte rétrospective, incluant l’ensemble des enfants de moins de 33 SA et de moins de 1 500 g hospitalisés dans le service de soins intensifs et/ou de réanimation néonatale entre le 14 janvier et le 16 avril 2015 a été mise en place. Un cas était défini comme certain, possible ou suspect selon la classification de Bell modifiée. En analyse univariée, les variables qualitatives et quantitatives ont été comparées à l’aide d’un test de Fisher et de Kruskal-Wallis respectivement. Les résultats de l’analyse univariée ont été ajustés sur l’âge gestationnel par un modèle de régression multiple.

Neuf cas et 24 non-cas étaient recensés pendant la période d’étude considérée. Parmi les 9 cas, 5 étaient certains, 3 possibles et 1 suspect (exclu de l’analyse). Parmi les 24 non cas, 4 ont été exclus des analyses car atteints d’une pathologie néonatale engageant leur pronostic vital et à l’origine de leur décès précoce (< 3 semaines).

L’âge gestationnel médian était de 26,5 SA chez les cas et 31 SA chez les non cas (p=0,0179). Le poids de naissance médian de 885 g chez les cas et 1 300 g chez les non cas (p=0,0034). Le score d’Apgar médian à 5 minutes était légèrement supérieur chez les cas (p=0.008) et un antécédent de diabète gestationnel plus souvent retrouvé chez les mères des cas (p=0,011). La durée médiane de nutrition parentérale était plus longue chez les cas (30 jours vs 19 jours chez les non cas, p=0,038).
La répartition des types de laits reçus et des autres facteurs alimentaires étudiés par les cas et les non-cas ne différait pas sur la période d’exposition. Parmi les autres facteurs étudiés (gestes invasifs, examens d’imagerie, kinésithérapie, fonds d’oeil), aucun n’était associé à un risque plus élevé d’ECN.

L’étude de cohorte réalisée retrouvait comme facteurs de risque principal l’âge gestationnel.

Rapport  [pdf - 560,69 Ko]

Mots-clés :

entérocolites ulcero-nécrosantes, étude de cohorte, investigation

SUMMARY

A grouped case of ulcerative necrotizing enterocolitis among preterm children (<33 SA) and hospitalized in the intensive care unit and/or resuscitation department of Caen University Hospital was reported in April 2015. Initial investigations (bacteriological, virological, environmental…) could not find a single infectious cause. A complementary epidemiological study was decided in order to investigate food risk factors.

A retrospective cohort study, enrolling all children under 33 SA and less than 1 500 g hospitalized in the intensive care unit and/or neonatal resuscitation between 14 January and 16 April 2015, was implemented. A case was defined as certain, possible or suspect according to the modified Bell classification. In univariate analysis, the qualitative and quantitative variables were compared using a Fisher and Kruskal-Wallis test, respectively. The results of the univariate analysis were adjusted for gestational age by a multiple regression model.

Nine cases and 24 non-cases were identified over the study period. Of the 9 cases, 5 were certain, 3 were possible and 1 was suspect (excluded from the analysis). Of the 24 non-cases, 4 were excluded from the analyzes because they presented with a neonatal pathology that involved their vital prognosis and caused their early death (<3 weeks).

The median gestational age was 26.5 SA in the cases and 31 SA in the non-cases (p = 0.0179).
The median birth weight of 885 g in the cases and 1300 g in the non-cases (p = 0.0034). The median Apgar score at 5 minutes was slightly higher in the cases (p = 0.008) and a history of gestational diabetes was more frequently reported in mothers’ cases (p = 0.011). The median duration of parenteral nutrition was longer in cases (30 days versus 19 days in non-cases, p = 0.038). The distribution among cases and non-cases of the types milks and other food items they received did not differ over the period of exposure. Among the other factors studied (invasive procedures, imaging examinations, physiotherapy, funduses), none of them were associated with a higher risk of enterocolitis.

The cohort study found that the main risk factors were gestational age.

Keywords :

ulcerative necrotizing enterocolitis, cohort study, investigation

Haut de page