Fermer



Publications et outils

Publié le 10/01/2017

Maladies infectieuses

Investigation de cas groupés de leptospirose parmi les détenus d’un centre pénitentiaire d'Île-de-France

Auteur(s) : Legout C, Septfons A, Fac C, Picardeau M, Merle C, Fouassier P et al.
Editeur(s) : Santé publique France
ISSN : 1956-6956
ISBN : 979-10-289-0285-8
ISBN NET : 979-10-289-0286-5
Citation suggérée : Legout C, Septfons A, Fac C, Picardeau M, Merle C, Fouassier P et al. Investigation de cas groupés de leptospirose parmi les détenus d'un centre pénitentiaire d'Île-de-France. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2016. 24 p.
Publication disponible au format papier

RÉSUMÉ :

En février 2016, le centre national de référence de leptospirose signalait la survenue de deux cas confirmés de leptospirose hospitalisés en réanimation, parmi les détenus d’un centre pénitentiaire. Cette zoonose, due à une bactérie du genre Leptospira, se contracte par contact de la peau lésée ou d'une muqueuse avec de l'urine d'animaux porteurs de l’infection ou un environnement humide contaminé.
La présence de rongeurs sur le site et la vulnérabilité de certaines populations détenues ont motivé la réalisation d’une enquête transversale rétrospective, dont les objectifs étaient de documenter l’épisode de cas groupés, d’identifier des cas additionnels de leptospirose non diagnostiqués, ainsi que les éventuelles expositions à risque de manière à orienter les mesures de gestion. Les dossiers médicaux des personnes ayant consulté l’infirmerie entre le 11 janvier et le 19 février 2016 ont été consultés.
Pour tout cas suspect, les informations cliniques et épidémiologiques étaient recueillies et complétées auprès des personnes à l’aide d’un questionnaire. Pour les cas évocateurs de leptospirose, un bilan sanguin (PCR, sérologie) à la recherche d’une infection leptospirosique était proposé. Au final, 1 229 dossiers ont pu être consultés (correspondant à 78,1 % des consultations sur la période d’étude). Cette analyse a permis de recenser 33 cas possibles, dont 21 ont accepté le bilan sanguin. Tous les résultats sérologiques étaient négatifs. L’interrogatoire des 2 cas confirmés retrouvait la notion d’une plaie cutanée pour l’un, et une activité à risque (nettoyage des abords du bâtiment et ramassage des poubelles) sans vaccination préalable pour l’autre.
Cette enquête a contribué à la mise en place de nouvelles mesures préventives pour limiter la colonisation des rats, et au renforcement des actions de prévention par des moyens de protection individuels et de rattrapage vaccinal pour les personnes occupant une activité à risque.

Rapport  [pdf - 2,01 Mo]

Mots-clés :

leptospirose, infection, prison, zoonose

SUMMARY

Investigation of a cluster of leptospirosis among inmates of a prison in Ile-de-France

In February 2016, the National Reference Center for Leptospirosis reported the occurrence of two confirmed cases of leptospirosis hospitalized in intensive care among the inmates of a prison. This zoonotic disease, caused by bacteria of the genus Leptospira, is contracted through contact with wounded skin or with a mucous membrane containing urine of animals carrying the infection or a contaminated wet environment.
The presence of rodents on the site, and the vulnerability of some populations of inmates motivated the decision to conduct of a retrospective cross-sectional study, whose objectives were to document the episode of the cluster, identify additional cases of undiagnosed leptospirosis, and the possible risk exposures in order to guide management actions. The medical records of people who visited the nursing ward between 11 January and 19 February 2016 were examined. For any suspected case, clinical and epidemiological data were gathered and completed with the patients using a questionnaire. For presumed cases of leptospirosis, a blood test (PCR, serology) looking for a leptospirosis infection was proposed. Finally, 1,229 medical records were examined (corresponding to 78.1% of the consultations on the study period).
This analysis identified 33 possible cases, 21 of whom accepted the blood test. All serological results were negative. The interview of two confirmed cases revealed the notion of a skin wound for one, and a risk activity (cleaning the building surroundings and collection of garbage) without vaccination for the other. This investigation has contributed to the implementation of new preventive measures to limit the colonization of rats, and to strengthen preventive actions by individual means of protection and vaccine catch-up for those involved in a high-risk activity.

Keywords :

leptospirosis, infection, prison, zoonosis

Haut de page