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Publications et outils

Publié le 29/03/2017 - Dernière mise à jour le 24/04/2017

Maladies infectieuses

Surveillance des infections du site opératoire dans les établissements de santé français

Résultats 2015

Auteur(s) : Le Réseau d'alerte, d'investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin)
Editeur(s) : Santé publique France
ISBN NET : 979-10-289-0314-5
Citation suggérée : Surveillance des infections du site opératoire dans les établissements de santé français. Résultats 2015. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 214 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

La réduction d’incidence des infections du site opératoire (ISO) est l’un des objectifs du programme national de lutte contre les infections nosocomiales (IN). Depuis 1999, les surveillances interrégionales des ISO sont coordonnées par le Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin). Chaque année, les services volontaires de chirurgie recueillent des informations parmi une liste de spécialités « prioritaires » concernant le patient et l’intervention, dont les composants de l’index de risque NNIS. Tous les patients inclus doivent être suivis jusqu’au 30e jour postopératoire (90 jours pour la chirurgie orthopédique et les interventions sur le rachis). Les ISO sont définies selon les critères standard usuels.
En 2015, le nombre de services ayant participé à la surveillance des interventions prioritaires n’a pas évolué par rapport à 2014 : 909 services de chirurgie pour 106 737 interventions. La répartition des spécialités et leurs taux d’ISO respectifs étaient : 276 services de chirurgie orthopédique (taux d’ISO = 1,15 %), 254 services de chirurgie digestive (1,74 %), 229 services de gynécologie-obstétrique (1,63 %), 77 services de traumatologie (0,73 %), 79 services de chirurgie d’exérèse veineuse du membre inférieur (0,38 %), 89 services d’urologie (2,76 %), 43 services de neurochirurgie (1,07 %), 42 services de chirurgie bariatrique (1,47 %), 10 services de chirurgie coronaire (4,18 %), 10 services de chirurgie thoracique (0,74 %) et 5 services de chirurgie réparatrice et reconstructive (3,47 %). Comme évoqué les années précédentes, non seulement le ralentissement de la baisse de l’incidence est confirmé, mais en plus on note, en 2015, une augmentation des taux d’ISO pour la chirurgie mammaire, les hernies de paroi abdominale, les ostéosynthèses, les hystérectomies abdominales, ainsi que les résections transuréthrales de prostate.
L’influence de l’IMC sur le taux d’incidence des ISO a été mise en évidence en chirurgie digestive et gynécologie-obstétrique, du diabète en digestif et de l’hypertension artérielle en bariatrique. Une prescription d’antibioprophylaxie (ABP) recommandée par la SFAR et effectuée était un facteur protecteur d’incidence des ISO en orthopédie, gynécologieobstétrique et en neurologie (comparée aux prescriptions recommandées et non effectuées).
Enfin, une douche préopératoire était un facteur protecteur d’incidence des ISO en digestif et gynécologie-obstétrique et une dépilation par rasage été significativement liée à un taux d’ISO plus élevé en gynécologie- obstétrique (comparée à une dépilation par tonte, ciseaux ou procédé chimique).

Rapport  [pdf - 3,50 Mo]

Mots-clés :

infections nosocomiales, infections du site opératoire, chirurgie, surveillance

SUMMARY

Surgical site infection Surveillance, France 2015

Results

Surgical Site Infections (SSI) reduction is one of the targets of the national infection control program. Since 1999, regional SSI surveillance data have been aggregated into a national database through the national nosocomial infection alert investigation and surveillance network (RAISIN). Every year, voluntary surgical wards collect patient and surgery related data (such as the NNIS score) from a list of priority procedures. A 30 day post-operative follow-up is required in order to include a patient (90 days for orthopedic and around the rachis surgeries). SSI are defined according to international standard criteria.
The number of participating wards did not change in 2015 compared to 2014: 909 surgery wards for 106 737 interventions. The specialty distribution and their respective SSI incidence rate were: 276 orthopedic surgery wards (SSI rate incidence=1.15 %), 254 digestive surgery wards (1.74%), 229 obstetrics-gynecology surgery wards (1.63%), 77 traumatology wards (0.73%), 79 lower limb varicose vein surgery wards (0.38%), 89 urology wards (2.76%), 43 neurosurgery wards (1.07%), 42 bariatric surgery wards (1.47%), 10 coronary surgery wards (4.18%), 10 thoracic surgery wards (0.74%) and 5 reconstructive surgery wards (3.47%). As indicated in previous years, a slowdown of SSI reduction is confirmed and more, a SSI incidence increased for breast surgery, abdominal wall hernia, osteosynthesis, abdominal hysterectomy and transurethral resection of prostate is observed in 2015.
The influence of BMI on SSI incidence rate in digestive surgery and obstetrics-gynecology, of diabetes in digestive surgery and hypertension in bariatric surgery is highlighted in 2015. For orthopedy, neurology and obstetrics-gynecology surgeries, antibiotic prophylaxis recommended by the SFAR guidelines and performed was a protective factor of SSI incidence rate (in compared to recommended and non-performed prescriptions). Finally, for obstetrics-gynecology surgery, preoperative shower was a protective factor of SSI incidence rate and shaving depilation was significantly related to a higher SSI incidence rate in obstetrics-gynecology surgery (in compared to clipper, scissors or chemical depilation).

Keywords :

nosocomial infections, surgical site infections, surgery, surveillance health impacts

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