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Publications et outils

Publié le 10/04/2018

Maladies infectieuses

Surveillance des infections du site opératoire dans les établissements de santé français

Résultats 2016

Auteur(s) : Le Réseau d'alerte, d'investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin)
Editeur(s) : Santé publique France
ISSN : En cours
ISBN NET : 979-10-289-0426-5
Citation suggérée : Surveillance des infections du site opératoire dans les établissements de santé français. Résultats 2016. Saint-Maurice : Santé publique France, février 2018, 223 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

La réduction d’incidence des infections du site opératoire (ISO) est l’un des objectifs du programme national de lutte contre les infections nosocomiales (IN). Depuis 1999, les surveillances interrégionales des ISO sont coordonnées par le Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (RAISIN).

Chaque année, les établissements exerçant une activité de chirurgie recueillent volontairement des informations parmi une liste de spécialités « prioritaires » concernant le patient et l’intervention dont les composants de l’index de risque National Nosocomial Infections Surveillance (NNIS). Tous les patients inclus doivent être suivis jusqu'au trentième jour postopératoire (90 jours pour les interventions avec prothèses). Les ISO sont définies selon les critères standards usuels.

En 2016, le nombre d’établissements ayant participé à la surveillance des interventions prioritaires n’a globalement pas évolué par rapport à 2015 : 357 pour 111 198 interventions.
Le nombre médian de spécialités surveillées par établissement était de 3 [1 ; 4] en 2016 contre 2 [1 ; 4] en 2015. Les spécialités plus surveillées en 2016 par rapport à 2015 étaient la chirurgie gynécologie-obstétrique (+11%), la chirurgie d’exérèse veineuse des membres inférieurs (+13%), la chirurgie bariatrique (+31%) et la chirurgie réparatrice et reconstructive (+160%). La répartition des spécialités et leurs taux d’ISO respectifs étaient : 213 établissements de chirurgie digestive (taux d’ISO = 1,59%), 255 établissements de chirurgie orthopédique (1,27%), 196 établissements de gynécologie-obstétrique (1,81%), 69 établissements de traumatologie (1,12%), 85 établissements de chirurgie d’exérèse veineuse du membre inférieur (0,63%), 80 établissements d’urologie (3,03%), 51 établissements de chirurgie bariatrique (1,21%), 40 établissements de neurochirurgie (0,92 %), 10 établissements de chirurgie coronaire (3,81%), 9 établissements de chirurgie thoracique (1,75%) et 13 établissements de chirurgie réparatrice et reconstructive (3,53%). Comme évoqué les années précédentes, non seulement le ralentissement de la baisse de l’incidence est confirmé, mais on note, en 2016, une augmentation des taux d’ISO pour les hernies de paroi abdominale, les prothèses primaires de genou ainsi que pour les exérèses veineuses des membres inférieurs.

L’influence de l’Indice de Masse Corporelle (IMC) sur le taux d’incidence des ISO a été mise en évidence en chirurgies digestive, orthopédique et gynécologie-obstétrique, le diabète en chirurgie coronaire ainsi que l’hypertension artérielle en chirurgie digestive. Une prescription d’antibioprophylaxie (ABP) conforme aux recommandations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR) était un facteur protecteur en chirurgie digestive (comparé aux ABP non conformes aux recommandations de la SFAR). Enfin, une dépilation par rasage était significativement liée à un taux d’ISO plus élevé en chirurgie digestive comparé à une dépilation par tonte, ciseaux ou procédé chimique.

Rapport  [pdf - 8,06 Mo]

Mots-clés :

infections associées aux soins, infections du site opératoire, chirurgie, surveillance

SUMMARY

Surgical site infection Surveillance, France 2016

Results

Reducing Surgical Site Infections (SSI) is one of the targets of the national infection control program. Since 1999, regional SSI surveillance data have been aggregated into a national database through the national nosocomial infection alert investigation and surveillance network (RAISIN).

Every year, centers performing surgery collect voluntarily patient and surgery related data (such as the National Nosocomial Infections Surveillance (NNIS) score) from a list of priority procedures. A 30 day post-operative follow-up is required in order to include a patient (90 days for procedures with prostheses). SSIs are defined according to international standard criteria.

Overall, the number of participating centers did not change in 2016 compared to 2015: 357 surgery centers for 111,198 interventions. The median number of specialty monitored per center was 3 [1; 4] in 2016 versus 2 [1; 4] in 2015. Specialties most monitored in 2016 in comparison with 2015 were obstetrics-gynecology surgery (+11%), lower limb varicose vein surgery (+13%), bariatric surgery (+31%) and reconstructive surgery (+160%). The specialty distribution and their respective SSI incidence rate were: 213 digestive surgery centers (SSI rate incidence=1.59%), 255 orthopedic surgery centers (1.27%), 196 obstetrics-gynecology surgery centers (1.81%), 69 traumatology centers (1,12%), 85 lower limb varicose vein surgery centers (0.63%), 80 urology centers (3.03%), 51 bariatric surgery centers (1.21%), 40 neurosurgery centers (0.92%), 10 coronary surgery centers (3.81%), 9 thoracic surgery centers (1.75%) and 13 reconstructive surgery centers (3.53%).

As indicated in previous years, the rate of SSI reduction has slowed down, and an increased SSI incidence is observed for abdominal wall hernia, primary hip prosthesis and lower limb varicose vein procedures in 2016.

The influence of Body Mass Index (BMI) on SSI incidence rate in digestive surgery, orthopedy and obstetrics-gynecology, of diabetes in coronary surgery and hypertension in digestive surgery is highlighted in 2016. For digestive surgery, antibiotic prophylaxis compliant to the French Society of Aesthesia and Reanimation (SFAR) guidelines was a protective factor for the SSI incidence rate (in comparison to prescriptions not compliant to the SFAR guidelines). Finally, for digestive surgery, shaving was significantly related to a higher SSI incidence rate in comparison to clipper, scissors or chemical methods for hairremoval.

Keywords :

health care infections, surgical site infections, surgery, surveillance health impacts

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