Fermer



Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse

Publié le 01/06/2011 - Dernière mise à jour le 16/11/2018

Actualités / Publications

Bulletin de santé publique

Le dernier numéro : Infections sexuellement transmissibles - Septembre 2018

Point épidémiologique

Les derniers points :

Surveillance épidémiologique en Paca. Point au 14 novembre 2018.

Surveillance épidémiologique en Corse. Point au 14 novembre 2018.

Rapport et synthèse

Le dernier rapport :

Rapport d’analyse de l’étude Fos-Epséal. Saisine n° 17-DSPE-0217-1513-D du 3 mars 2017. Saint-Maurice : Santé publique France, 2018. 108 p.

Santé publique France a été saisie par l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur en mars 2017 afin d’analyser la méthode mise en oeuvre dans l’étude « Fos-Epséal » menée à Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône et les résultats qui en sont issus sur les conséquences des expositions industrielles sur la santé des populations. Pour répondre à cette saisine, Santé publique France a constitué un comité d’appui composé de scientifiques internes et d’experts externes à l’Agence. Les points traités par ce comité ont été : l’analyse critique de la méthode et des résultats de l’étude ; l’apport de la dynamique participative proposée par l’étude. L’étude Fos-Epséal est une étude participative en santé environnement (approche dite « d’épidémiologie ancrée localement »). Elle a été réalisée par une équipe du Centre Norbert Elias de Marseille (EHESS, CNRS, Université d’Avignon, Université d’Aix-Marseille) en lien avec une équipe américaine (College of Liberal Arts and Human Sciences – Virginia Tech University, School of Public Health -University of California, Berkeley) et financée par un appel à projets de recherche de l’Anses. Le comité conclut que le rapport aurait gagné à avoir une présentation claire des méthodes utilisées et une structuration rigoureuse séparant les résultats statistiques de leur interprétation. La comparaison des résultats statistiques basés sur les déclarations des personnes interrogées à des données de référence régionales ou nationales fait apparaître des excès de risque pour plusieurs pathologies au sein de l’échantillon de populations des communes enquêtées. Toutefois, le comité a estimé que l’existence de ces excès et leur ampleur est limitée par des biais de sélection de l’échantillon enquêté, les références retenues et les méthodes d’ajustement utilisées. Malgré des faiblesses méthodologiques, les résultats présentés confirment que ce territoire nécessite une grande attention de la part des autorités publiques. Les argumentaires utilisés pour faire le lien entre un résultat sanitaire (une pathologie localement observée en excès) et une cause environnementale, présentés dans l’étude comme des « éléments d’analyse participative », doivent être considérés comme des hypothèses émises par les chercheurs et les populations, que des études ad hoc plus précises seraient en mesure de confirmer. L’intérêt porté sur les maladies qui préoccupent la population, la prise en compte de la santé telle qu’elle est exprimée par la population et les concertations mises en place lors de l’étude Fos-Epséal représentent les intérêts majeurs de cette étude. La démarche d’épidémiologie ancrée localement, fondée sur les perceptions et l’expérience des populations, apparaît complémentaire à l’approche de l’épidémiologie traditionnelle. La coexistence de ces deux approches est utile pour maintenir la crédibilité et optimiser l’efficacité du système français d’alerte en santé environnementale.

Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse

Haut de page