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Données par localisation

Publié le 16/04/2018 - Dernière mise à jour le 31/01/2019

Cancer de la prostate

CE QU IL FAUT RETENIR

  • 50 430 nouveaux cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués en 2015. Le cancer de la prostate occupe le 1er rang chez l’homme des tumeurs les plus fréquentes.
  • La France occupe le 3e rang des pays de l’Union européenne ayant le taux d’incidence le plus élevé.
  • Après une forte augmentation de l’incidence du cancer de la prostate entre 1980 et 2005, une baisse très nette de l’incidence, qui semble s’atténuer depuis 2012, a été ensuite observée. Cette baisse est pour l’essentiel, dépendante de la pratique du dosage sérique du « Prostate Specific Antigen » ou Antigène spécifique de la prostate (PSA). Elle résulterait de la conjonction de deux phénomènes suivants :
    - après plusieurs années de dépistage, une partie des cancers prévalents sont diagnostiqués
    - la reconnaissance d’un risque de sur-diagnostic et de sur-traitement incite à la prudence les cliniciens et la population.
  • 8 512 décès étaient liés au cancer de la prostate en 2015. Le cancer de la prostate occupe le 3e rang des décès par cancer chez l’homme.
  • La mortalité diminue d’une façon régulière depuis la fin des années 1990 passant de 18,1 pour 100 000 à 8,9 en 2015.
  • Le cancer de la prostate se situe parmi les localisations cancéreuses ayant un bon pronostic. La survie1 nette à 5 ans est égale à 94 % tous stades confondus.
  • Il n’existe pas de programme de dépistage du cancer de la prostate en France.

Les chiffres clés produits par l'agence et ses partenaires

(Francim, Hospices civils de Lyon, Institut national du cancer, structures de gestion du dépistage)

Incidence

Mortalité

Survie1

Prévalence
 (ensemble des cas)

Prévention et dépistage

50 430 nouveaux cas estimés par an

8 512 décès estimés par an

94 % à 5 ans

265 359 cas diagnostiqués lors des cinq dernières années et toujours vivants

Il n’existe pas de programme de dépistage de cancer de la prostate

France métropolitaine,
2015

France métropolitaine,
2015

Registres, cas diagnostiqués,
2005-2010

France métropolitaine,
2008

 

Les informations dans les départements d'outre-mer sont renseignées dans chacune des rubriques si elles sont disponibles.

Nouveaux cas par an (incidence)

  • Près de 50 500 nouveaux cas (estimation nationale pour 2015, France métropolitaine).
  • Le cancer de la prostate se situe au 1er rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme.
  • Dans plus de 9 cas sur 10 (99 %), le cancer de la prostate est diagnostiqué à l’âge de 50 ans et plus.
  • Plus de 7 cas sur 10 (73 %) surviennent dans la tranche d’âge de 50-74 ans.
  • L’incidence ne varie pas de façon importante par départements. Néanmoins les départements de l’Aude et la région Corse (2A, 2B) sont en sous-incidence nette et le département du Doubs en sur-incidence prononcée.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 3e taux d’incidence le plus élevé derrière la Suède et l’Irlande.
  • Dans le monde, 1,1 million de nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2012. Les taux d’incidence les plus élevés sont observés en Australie, Nouvelle-Zélande, Amérique du Nord et Europe du Nord et de l’ouest. Les taux d’incidence les plus faibles sont observés en Asie.

Source : Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr, consulté le 08/06/2017.

En savoir plus

Sur l'incidence du cancer de la prostate en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2018

Sur l'incidence du cancer de la prostate, dans les départements et régions métropolitains :
estimations régionales et départementales d’incidence et de mortalité par cancer en France, 2007-2016

Sur l'incidence du cancer de la prostate dans les départements d'outre-mer :
incidence observée dans les départements couverts par un registre (dont Martinique, Guadeloupe), 1979-2013

  • Avec 8 512 décès estimés en 2015 en France, le cancer de la prostate se situe au 3e rang des décès par cancer chez l’homme.
  • Plus de 9 décès sur 10 (94 %) surviennent chez les hommes de 65 ans et plus.
  • 2 décès sur 10 (21 %) surviennent chez les hommes de 50-74 ans.
  • Le taux de mortalité2 est de 8,9 décès pour 100 000 personnes en 2015. La mortalité a diminué de 2,8 % par an entre 1990 et 2015 et de 3,7 % par an sur la période la plus récente (2010 et 2015).
  • Les taux de mortalité2 sur la période 2012-2014 varient selon les départements. En France métropolitaine, les taux les plus bas sont observés dans la Haute-Garonne (21,1 pour 100 000 hommes) et dans les Alpes de Haute Provence (23,3 pour 100 000 hommes) et les plus élevés sont observés dans la Nièvre (43,3 pour 100 000 hommes) et dans la Haute-Loire (41,3 pour 100 000 hommes). Dans les DOM, les taux sont très élevés, allant de 40,6 à 63,5 pour 100 000 hommes.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 6e taux de mortalité le plus bas après la Grèce, la Roumanie, l’Espagne, l’Italie et Malte.
  • Dans le monde, 307 000 décès par cancer de la prostate sont estimés en 2012. Les taux de mortalité sont plus élevés dans les pays moins développés que dans les pays développés. Ces taux sont généralement plus importants chez les populations Caribéennes et d’Afrique sub-saharienne. Ils sont moins importants chez les asiatiques.

Source : http://www.cepidc.inserm.fr, requête taux de mortalité par département. Consulté le 14/02/2018
Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr,consulté le 08/06/2017

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Sur la mortalité du cancer de la prostate en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2018

  • 9 patients sur 10 (94 %) diagnostiqués en France pour un cancer de la prostate survivent à ce cancer après 5 ans et 8 personnes sur 10 (80 %) après 10 ans.
  • La survie1 à 5 ans est de 94 %. Elle s’est nettement améliorée depuis la période 1989-1993 où elle était de 72 %.

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Sur la survie du cancer de la prostate en France métropolitaine :
survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, diagnostiquées entre 1989 et 2010, suivies jusqu’en 2013

  • La prévalence partielle à 5 ans  est estimée en 2008 à 265 359 personnes. Elle représente les personnes diagnostiquées lors des cinq dernières années qu’elles soient en rémission complète, guéries, ou en cours de surveillance.
  • La prévalence totale est estimée en 2008 à 508 699 personnes. Elle correspond au nombre de personnes atteintes ou ayant été atteintes d’une pathologie cancéreuse et vivantes à une date donnée, quelle que soit l’antériorité du diagnostic.

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Sur la prévalence du cancer de la prostate en France métropolitaine :
estimation de la prévalence (partielle et totale) du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008

  • L’incidence du cancer de la prostate est, pour l’essentiel, dépendante de la pratique du dosage sérique du Prostate Specific Antigen ou Antigène spécifique de la prostate (PSA) dans le cadre d’un dépistage.
  • Deux tests peuvent être utilisés par les médecins pour tenter de dépister de manière précoce un cancer de la prostate chez des hommes qui n’ont aucun symptôme :
    - le toucher rectal ;
    - le test de l’antigène prostatique spécifique (PSA).
    Cependant, l’usage de ces tests est controversé.
  • Au vu des données de la littérature, la Haute Autorité de Santé (HAS) a conclu en 2010 qu’il n’y avait pas d’intérêt démontré à la mise en place d’un dépistage organisé de cancer de la prostate en population générale et a réaffirmé en 2012 l’absence de justification d’un tel dépistage y compris dans une population d’hommes considérés à haut risque.
  • Principales Informations sur les facteurs de risque
    - Age avancé: l’incidence et la mortalité sont très faibles avant 50 ans ;
    - Antécédents génétiques et familiaux (mutation BRCA1 ou BRCA2 ; histoire familiale de cancer de la prostate) ;
    - Origine africaine : possible existence d’un risque supérieur pour les hommes d’origine africaine comparés au reste de la population ;
    - Agents infectieux (pas de conclusions claires) : les antécédents de syphilis, de gonococcie ou de papillomavirus semblent associés à un risque plus élevé de diagnostic de cancer de la prostate ;
    - Facteurs alimentaires : consommation de graisses mono-saturées, saturées et animales, consommation de viande, zinc, cadmium ;
    - Exposition professionnelle à certains insecticides (chlorpyrifos, coumaphos, fonofos, phorate et perméthrine), à certains herbicides (butylate), au polychlorobyphényles, au PCB, au cadmium, à l’arsenic, à la fumée de diesel.

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Sur les facteurs de risque :
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-prostate/Facteurs-de-risque
https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-04/rapport_dorientation_-_cancer_de_la_prostate_2012-04-03_16-39-9_898.pdf

1 La survie présentée dans ces fiches correspond à la survie nette standardisée : c’est une survie théorique où la seule cause décès serait le cancer étudié ; à la différence de la survie observée (ou brute) qui prend en compte l’ensemble des causes de décès. La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de la survie, la population de référence est l’International Cancer Survival Standard (ICSS).

2 Les taux de mortalité et les taux d’incidence présentés dans ces fiches sont des taux standardisés. Les taux standardisés selon l'âge sont communément utilisés pour communiquer des statistiques sur les cancers. Ils sont généralement utilisés pour comparer les populations de structure d’âges différentes, et permettent d’identifier des différences entre population qui ne sont pas liées à l’âge. La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de l’incidence et de la mortalité, la population de référence utilisée est la population mondiale.

Les dernières publications de Santé publique France sur le cancer de la prostate :

http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Surveillance-epidemiologique-des-cancers/Publications

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