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Données par localisation

Publié le 01/02/2017 - Dernière mise à jour le 31/01/2019

Cancer du côlon-rectum

CE QU IL FAUT RETENIR

  • Le cancer colorectal occupe le 4e rang chez l’homme et le 2e rang chez la femme des tumeurs les plus fréquentes, avec respectivement environ 23 200 et 20 100 nouveaux cas par an.
  • La France occupe, respectivement chez l’homme et chez la femme, le 16e et le 15e rang des pays de l’Union européenne ayant les taux d’incidence2 les plus élevés.
  • La mortalité du cancer colorectal diminue fortement depuis 1980 et la survie1 s’est fortement améliorée au cours du temps.
  • Environ 17 000 décès par an dont 54 % chez l’homme, ce qui situe le cancer colorectal au 2e rang des décès par cancer les plus fréquents chez l’homme et au 3e rang chez la femme.
  • Les principaux facteurs de risque modifiables du cancer colorectal sont la consommation d’alcool, de tabac, la sédentarité, l’inactivité physique, le surpoids, l’obésité, l’alimentation avec une consommation faible en fibres, excessive de viande rouge ou de viandes transformées.
  • Le pronostic du cancer colorectal dépend largement du stade au diagnostic. Ce cancer peut, en partie, être prévenu grâce à un dépistage précoce des lésions précancéreuses. Le dépistage permet, en outre, une prise en charge thérapeutique précoce si un cancer est détecté.
  • Le programme national de dépistage organisé, par recherche de sang occulte dans les selles, concerne les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans.

Les chiffres clés produits par l'agence et ses partenaires :

(Francim, Hospices civils de Lyon, Institut national du cancer, structures de gestion du dépistage)

Incidence

Mortalité

Survie1

Prévalence
(ensemble des cas)

Prévention / Dépistage

43 336 nouveaux cas par an

17 117 décès par an

63 % à 5 ans

120 864 cas diagnostiqués lors des 5 dernières années et toujours vivants

Dans le cadre du programme organisé :

  • 33,5 % des 50 à 74 ans dépistés
  • 16 974 adénomes avancés détectés
  • 4 279 cancers détectés

France métropolitaine,
2018

France métropolitaine,
2018

Registres, cas diagnostiqués,
2005-2010

France métropolitaine,
2008

France entière,
- 2016-2017 (Indicateurs de participation)
- 14 avril au 31 décembre 2015 (autres indicateurs de performance)

Les informations dans les départements d'outre-mer sont renseignées dans chacune des rubriques si elles sont disponibles.

Nouveaux cas par an (incidence)

  • Avec 43 000 nouveaux cas en 2018, le cancer colorectal se situe au 3e rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme et au 2e rang chez la femme.
  • Dans plus de 9 cas sur 10 (95 % chez l’homme et 93 % chez la femme), les cancers sont diagnostiqués à l’âge de 50 ans et plus.
  • Le taux d’incidence2 :
    - chez l’homme, diminue depuis 2000, à un rythme annuel moyen de 1,6 % par an entre 2000 et 2018 ;
    - chez la femme, est stable sur la période de 2000 à 2018.
  • L’incidence ne varie pas de façon importante par département.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 16e taux d’incidence le plus élevé chez l’homme et le 15e chez la femme
  • Dans le monde, 1 million de nouveaux cas sont estimés en 2018. Les taux les plus élevés sont observés en Australie/Nouvelle Zélande, en Europe, en Amérique du Nord et les taux les plus faibles en Amérique Centrale, dans le Sud de l’Asie centrale et en Afrique.

[Source : ECIS - European Cancer Information System Disponible sur : https://ecis.jrc.ec.europa.eu/, consulté le 18/01/2019]
[Source : Ferlay J, Ervik M, Lam F, et al (2018). Global Cancer Observatory: Cancer Today. Lyon, France: International Agency for Research on Cancer. GLOBOCAN 2018 version 1.0 Disponible sur : https://gco.iarc.fr/today, consulté le 17/01/2019]

En savoir plus

Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2018

Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum, en régions métropolitaines :
incidence régionale des cancers 2008-2010 : évaluation de trois méthodes d’estimations

Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum, dans les départements métropolitains :
estimations de l’incidence départementale des cancers en France métropolitaine 2008-2010

 Sur l'incidence du cancer du côlon-rectum, dans les départements d'outre-mer :
- incidence observée dans les départements couverts par un registre (dont Martinique, Guadeloupe), 1979-2013
- Voir aussi : publications de la Cire Antilles-Guyane

  • Avec 17 117 décès en 2018, le cancer colorectal se situe au 2e rang des décès par cancer chez l’homme et au 3e rang chez la femme.
  • 8 décès sur 10 (81 %) chez l’homme et (85 % chez la femme) surviennent chez les personnes de 65 ans et plus.
  • 4 décès sur 10 (41 %) chez l’homme et 3 décès sur 10 (20 %) chez la femme surviennent dans la tranche d’âge de 50-74 ans.
  • Le taux de mortalité2 est de 11,5 décès pour 100 000 personnes chez les hommes et 6,9 décès pour 100 000 chez les femmes en 2018.
  • Chez l’homme, la mortalité diminue depuis 2000, de 1,6 % par an en moyenne ; chez la femme, elle diminue l'incidence est stable depuis 1980.
  • Les taux de mortalitésur la période 2005-2009 sont plus élevés chez l’homme que chez la femme et varient selon les départements. Les taux les plus bas sont observés en Corse (9,9 et 5,2 pour 100 000 respectivement chez l’homme et chez la femme) et les plus élevés sont observés dans le Nord-Pas-de-Calais (18,1 et 10,0 décès pour 100 000 respectivement). Dans les départements d'outre-mer, les taux sont très faibles, allant de 6,7 à 8,9 pour  100 000 hommes et de 5,6 à 6,5 pour 100 000 femmes.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 9e taux de mortalité le plus bas chez l’homme et le 7e chez la femme.
  • Dans le monde, 881 000 décès par cancer colorectal sont estimés en 2018. Les taux de mortalité sont les plus élevés en Mélanésie, en Asie orientale et en Europe centrale et orientale, et les taux les plus faibles dans le Sud de Asie centrale, en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest.

[Source : ECIS - European Cancer Information System Disponible sur : https://ecis.jrc.ec.europa.eu/, consulté le 18/01/2019]
[Source : Ferlay J, Ervik M, Lam F, et al (2018). Global Cancer Observatory: Cancer Today. Lyon, France: International Agency for Research on Cancer. GLOBOCAN 2018 version 1.0 Disponible sur : https://gco.iarc.fr/today , consulté le 17/01/2019]

En savoir plus

Sur la mortalité du cancer du côlon-rectum :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2018

  • Plus de 6 patients sur 10 (63 %) diagnostiqués en France avec un cancer colorectal survivent à leur cancer après 5 ans (personnes diagnostiquées en 2005-2010) et 5 personnes sur 10 (52 %) après 10 ans (personnes diagnostiquées en 1999-2004).
  • La survie diminue avec l’âge : près de 7 hommes sur 10 (69 %) [respectivement 7 femmes sur 10 (72 %)], âgés de 45 ans ou plus, survivent à leur cancer après 5 ans comparé à 5 hommes sur 10 (50 %) [respectivement 5 femmes sur 10 (51 %)] pour ceux diagnostiqués à 75 ans ou plus (2005-2010).
  • La survie1 à 5 ans s’est améliorée de façon identique au cours du temps chez les hommes et les femmes. Elle est passée de 53 % et 55 % respectivement chez l’homme et chez la femme pour les personnes diagnostiquées en 1989-1993 à 63 % chez l’homme comme chez la femme pour les personnes diagnostiquées en 2005-2010.

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Sur la survie du cancer du côlon-rectum :
survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, 1989-2013

  • La prévalence partielle à 5 ans est estimée en 2008 à près de 120 900 personnes : 64 300 hommes (53 %) et 56 600 femmes. Elle représente les personnes diagnostiquées lors des cinq dernières années qu’elles soient en rémission complète, guéries, ou en cours de surveillance.
  • La prévalence totale est estimée en 2008 à près de 318 700 personnes, dont 163 600 hommes (51 %) et 155 100 femmes. Elle correspond au nombre de personnes atteintes ou ayant été atteintes d’une pathologie cancéreuse et vivantes à une date donnée, quelle que soit l’antériorité du diagnostic.

En savoir plus

Sur la prévalence du cancer côlon-rectum :
estimation de la prévalence du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008

  • La prévention primaire repose essentiellement sur le contrôle des facteurs de risque (arrêt du tabagisme et réduction de la consommation d’alcool), la modification des habitudes de vie (augmentation de l’activité physique, de la part des fibres dans l’alimentation et de la consommation de laitages, réduction de la consommation de viandes et de charcuteries) et la normalisation du poids.
  • Dépistage organisé du cancer du côlon-rectum : en dehors des personnes présentant un risque particulier (antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal, maladies inflammatoire chronique de l’intestin, prédisposition génétique particulière), les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées, tous les deux ans, à réaliser un test de recherche de sang occulte dans les selles, suivi d’une coloscopie en cas de test positif.
  • En avril 2015, la méthode de recherche de sang occulte dans les selles a été modifiée (remplacement du test au gaïac par un test immunologique).
  • Le taux de participation au programme de dépistage organisé  pour la période 2016-2017 était de 33,5 % (femme : 34,7 % ; homme : 32,1 %), soit 12 points de pourcentage en dessous du seuil minimal acceptable recommandé par la Commission européenne (45 %). Près de 17 000 adénomes avancés (taux de détection = 12,1 pour 1 000 personnes dépistées) et plus de 4 300 cancers (taux de détection = 2,9 pour 1 000 personnes dépistées) ont été détectés chez les personnes ayant participé au programme depuis la mise en œuvre du test immunologique (14 avril 2015) au 31 décembre 2015.

En savoir plus

Sur le dépistage du cancer du côlon-rectum :
évaluation du programme de dépistage du cancer colorectal

Sur les facteurs de risque :
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Facteurs-de-risque
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/Facteurs-de-risque
Classifications by cancer sites with sufficient or limited evidence in humans 

Généralités sur le cancer du côlon-rectum :
https://www.ligue-cancer.net/localisation/colon-rectum/

1 La survie présentée dans ces fiches correspond à la survie nette standardisée : c’est une survie théorique où la seule cause décès serait le cancer étudié ; à la différence de la survie observée (ou brute) qui prend en compte l’ensemble des causes de décès. La standardisation est faite une population de référence. Pour le calcul de la survie par cancer, la population de référence est l’International Cancer Survival Standards (ICSS).

2 Les taux de mortalité et les taux d’incidence présentés dans ces fiches sont des taux standardisés. Les taux standardisés selon l'âge sont communément utilisés pour communiquer des statistiques sur les cancers. Ils sont généralement utilisés pour comparer les populations de structure d’âges différentes et permettent d’identifier des différences entre population qui ne sont pas liées à l’âge.
La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de l'incidence et de la mortalité par cancer, la population de référence utilisée est la population mondiale.

Les dernières publications de Santé publique France sur le cancer du côlon-rectum :

http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Surveillance-epidemiologique-des-cancers/Publications

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