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Données par localisation

Publié le 16/04/2018

Cancer du rein

CE QU IL FAUT RETENIR

  • Il y a environ 14 000 nouveaux cas de cancer du rein et 4 700 décès par an, pour les deux sexes.
  • C’est le 7e cancer le plus fréquent chez l’homme et le 10e chez la femme.
  • L’incidence du cancer du rein augmente ces dernières années, avec une mortalité en baisse sur la dernière période pour les 2 sexes. De même, la survie s’améliore sur les dernières années.
  • La France se situe au 9e rang chez les hommes et au 12e chez la femme parmi les pays de l’Union européenne ayant les plus hauts niveaux d’incidence. En terme de mortalité, elle se classe respectivement au 13e et 21e rang.
  • Les principaux facteurs de risque connus de ce cancer sont le tabac, le surpoids, l’obésité, l’hypertension.

Les chiffres clés produits par l'agence et ses partenaires :

(Francim, Hospices civils de Lyon, Institut national du cancer, structures de gestion du dépistage)

Incidence

Mortalité

Survie1

Prévalence
(ensemble des cas)

Prévention / Dépistage

14 150 nouveaux cas estimés par an

4 670 décès estimés par an

67 % à 5 ans

32 329 cas diagnostiqués lors des 5 dernières années et toujours vivants

les principaux facteurs de risque sont le tabagisme, le surpoids, l’obésité et l’hypertension

France métropolitaine,
2017

France métropolitaine,
2017

Registres, cas diagnostiqués,
2005-2010

France métropolitaine,
2008

France entière,
 2011-2012

Les informations dans les départements d'outre-mer sont renseignées dans chacune des rubriques si elles sont disponibles.

Nouveaux cas par an (incidence)

  • 14 150 nouveaux cas (projection) en France, en 2017.
  • Le cancer du rein se situe au 7e rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme et au 10e rang chez la femme (sur la base des données d’incidence 2012).
  • Dans presque 3 cas sur 4 (71 % chez l’homme et 74 % chez la femme), les cancers sont diagnostiqués à l’âge de 60 ans et plus.
  • Le taux d’incidence2 est en 2017 (projections) de 16,2 pour 100 000 personnes chez l’homme et 6,7 pour 100 000 chez la femme :
    - chez l’homme, il augmente de 2,0 % par an entre 1980 et 2012 ; ce taux est légèrement inférieur entre 2005 et 2012 (1,8 %) ;
    - chez la femme, il augmente de 1,7 % par an entre 1980 et 2012 ; le taux est, là aussi, légèrement inférieur entre 2005 et 2012 (1,4 %).
  • Des intervalles de prédiction des taux d’incidence2 régionales sont disponibles, mentionnés ci-dessous (pour 100 000 personnes-années) :
    - pour les hommes, ceux-ci montrent une variation assez importante avec, d’un côté, la Bretagne (9,5 – 11,3) et le Nord-Pas-de-Calais (9,8 – 12,0) et, de l’autre, l’Alsace (13,8 – 16,9), l’Aquitaine (13,7 – 16,1], la Bourgogne [13,7 – 16,4) et le Limousin (13,8 – 17,7) ;
    - pour les femmes, les intervalles sont plus homogènes avec cependant des taux plus faibles en Bretagne (4,4 – 5,6) et en Rhône-Alpes [4,6 – 5,6), par rapport à l’Alsace (6,2 – 8,3).
  • L’incidence départementale est disponible uniquement pour ceux disposant d’un registre. Pour les départements métropolitains :
    - chez les hommes, une différence assez importante existe entre, d’une part, la Manche (11,5 pour 100 000 personnes-années) et d’autre part, la Gironde (16,5 pour 100 000) et le Bas-Rhin (16,6 pour 100 000) ;
    - chez les femmes, les différences se situent entre d’une part le Doubs (5,4 pour 100 000), l’Hérault (5,4 pour 100 000) et l’Isère (5,5 pour 100 000) et, d’autre part le Bas-Rhin (8,3 pour 100 000) et le Calvados (7,6 pour 100 000) ;
    - la Guadeloupe (5,8 pour les hommes et 2,5 pour les femmes, pour 100 000) et la Martinique (4,2 pour les hommes et 2,3 pour les femmes, pour 100 000) présentent des incidences nettement inférieures aux départements métropolitains.
  • Dans le monde, 430 000 nouveaux cas sont observés en 2012. Les taux d'incidence les plus élevés sont observés en Europe et en Amérique du Nord pour les deux sexes et les taux les plus faibles en Asie pour les deux sexes.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 9e taux d’incidence le plus élevé chez l’homme et le 12e chez la femme.
  • Dans le monde, 337 860 nouveaux cas sont observés en 2012. Les taux les plus élevés (entre 11,1 et 15,5 pour 100 000 hommes ; entre 4,6 et 8,3 pour 100 000 femmes) sont observés en Australie/Nouvelle Zélande, en Europe et Amérique du Nord. Pour les hommes, les taux les plus faibles (inférieurs à 1,0 pour 100 000) sont retrouvés en Afrique sub-saharienne, de l’ouest et centrale. Pour les femmes, les taux les plus faibles (inférieurs à 0,8 pour 100 000) sont retrouvés en Mélanésie, Afrique (zones centrale, ouest et sud), Asie (sud-est et sud-centrale) ainsi qu’en Micronésie.

Source : Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr, consulté le 08/02/2018

En savoir plus

Sur l'incidence du cancer du rein en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017 - Tumeurs solide

Sur l'incidence du cancer du rein, en régions métropolitaines :
incidence régionale des cancers 2008-2010 : évaluation de trois méthodes d’estimations

Sur l'incidence du cancer du rein, dans les départements métropolitains :
estimations de l’incidence départementale des cancers en France métropolitaine 2008-2010

 Sur l'incidence du cancer du rein, dans les départements d'outre-mer :
incidence observée dans les départements couverts par un registre (dont Martinique, Guadeloupe), 1979-2013

  • Avec 4 670 décès (projection) en France, pour 2017, le cancer du rein se situe 7e  rang des décès par cancer, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes.
  • Plus de 8 décès sur 10 (85 %)  chez l’homme, et près de 9 décès sur 10 (89 %) chez la femme, surviennent chez les personnes de plus 60 ans et plus.
  • Le taux de mortalité2 est de 4,0 décès pour 100 000 personnes en 2012 chez les hommes et 1,4 décès pour 100 000 chez les femmes 2012 :
    - chez l’homme, la mortalité est stable (0,0 % par an) entre 1980 et 2012, avec une diminution sur la période plus récente (-1,2 % par an entre 2005 et 2012) ;
    - chez la femme, elle diminue de -0,9 % par an entre 1980 et 2012 ; cette diminution est plus forte sur la période plus récente (-2,1 % par an entre 2005 et 2012).
  • Les taux de mortalité2 varient selon les départements. Les taux les plus bas, sur 2012-2014, sont observés dans les Hautes-Alpes (3,4 et 1,1 pour 100 000 respectivement chez l’homme et chez la femme) et les plus élevés sont observés dans le Cantal et la Creuse chez les hommes (12,0 pour 100 000) et dans les Ardennes chez les femmes (5,6 pour 100 000). Dans les DOM, les taux sont faibles, allant de 1,1 à 5,7 pour 100 000 hommes et de 0,9 à 2,2 pour 100 000 femmes.
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 13e taux de mortalité le plus élevé chez l’homme et le 21e chez la femme.
  • Dans le monde, 143 406 décès par cancer du rein sont estimées en 2012. Les taux de mortalité observés sont les plus élevés pour les deux sexes en Europe centrale et orientale (5,8 et 2,1 pour 100 000 respectivement chez l’homme et chez la femme), et les taux les plus faibles en Afrique centrale, de l’ouest et sub-saharienne pour les hommes et dans la zone Micronésie, Mélanésie, Polynésie pour les femmes

Source : Inserm, CépiDc, disponible sur : http://www.cepidc.inserm.fr, consulté le 16/02/2018
Globocan 2012 v1.0 Disponible sur : http://globocan.iarc.fr, consulté le 08/02/2018

En savoir plus

Sur la mortalité du cancer du rein :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017 - Tumeurs solide

  • Presque 7 patients sur 10 (67 %) diagnostiqués en France avec un cancer du rein survivent à leur cancer après 5 ans et presque 6 personnes sur 10 (58 %) après 10 ans (1989-2010).
  • La survie1 à 5 ans s’est améliorée de façon identique au cours du temps chez les hommes et les femmes. Elle est passée de 58 % et 61 % respectivement chez l’homme et chez la femme pour les personnes diagnostiquées en 1989-1993 à 72 % chez l’homme et 74 % chez la femme pour les personnes diagnostiquées en 2005-2010.

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Sur la survie du cancer du rein :
survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, diagnostiquées entre 1989 et 2010, suivies jusqu’en 2013

  • La prévalence partielle à 5 ans  est estimée en 2008 à 32 329 personnes : 21 372 hommes et 10 957 femmes. Elle représente les personnes diagnostiquées lors des cinq dernières années qu’elles soient en rémission complète, guéries, ou en cours de surveillance.
  • La prévalence totale est estimée en 2008 à 79 218 personnes, dont 50 904 hommes et 28 314 femmes. Elle correspond au nombre de personnes atteintes ou ayant été atteintes d’une pathologie cancéreuse et vivantes à une date donnée, quelle que soit l’antériorité du diagnostic.

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Sur la prévalence du cancer du rein :
estimation de la prévalence du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008

  • La prévention primaire repose essentiellement sur le contrôle des facteurs de risque (tabagisme, surpoids et de l’obésité, hypertension artérielle, exposition à certains composés chimiques - trichloroéthylène, arsenic et dérivés, cadmium et dérivés, procédés d’impression, acide perfluoro-octanoïque, émanations de soudure - et aux rayons X et gamma).

En savoir plus

Plus sur les facteurs de risque du cancer du rein :
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rein/Facteurs-de-risque
Classifications by cancer sites with sufficient or limited evidence in humans
World Cancer Report 2014 

Généralités sur le cancer du rein :
https://www.ligue-cancer.net/localisation/rein/

1 La survie présentée dans ces fiches correspond à la survie nette standardisée : c’est une survie théorique où la seule cause décès serait le cancer étudié ; à la différence de la survie observée (ou brute) qui prend en compte l’ensemble des causes de décès. La standardisation est faite une population de référence. Pour le calcul de la survie par cancer, la population de référence est l’International Cancer Survival Standards (ICSS).

2 Les taux de mortalité et les taux d’incidence présentés dans ces fiches sont des taux standardisés. Les taux standardisés selon l'âge sont communément utilisés pour communiquer des statistiques sur les cancers. Ils sont généralement utilisés pour comparer les populations de structure d’âges différentes et permettent d’identifier des différences entre population qui ne sont pas liées à l’âge.
La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de l'incidence et de la mortalité par cancer, la population de référence utilisée est la population mondiale.

Les dernières publications de Santé publique France sur le cancer du rein :

http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Surveillance-epidemiologique-des-cancers/Publications

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