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Données par localisation

Publié le 16/04/2018

Cancers de la lèvre, de la bouche et du pharynx

CE QU IL FAUT RETENIR

  • Les cancers de la lèvre, de la bouche et du pharynx (LBP) sont des cancers largement évitables. Les principaux facteurs de risque évitables sont le tabac et l’alcool.
  • Avec 8 200 nouveaux cas diagnostiqués par an chez les hommes et 3 860 chez les femmes, les cancers LBP occupent le 6e rang des tumeurs les plus fréquentes chez les hommes et le 11e rang chez les femmes.
  • Chez les hommes l’incidence de ces cancers a fortement diminué depuis 1980, avec une accélération de cette tendance depuis 2005. Chez les femmes en revanche l’incidence de ces cancers augmente depuis 1980.
  • Les tendances de l’incidence sont liées à l’évolution du tabagisme et de la consommation d’alcool.
  • Le nombre de décès annuel par cancers LBP est estimé à 2 930 dont 2 170 chez les hommes et 760 chez les femmes.
  • Les cancers LBP sont pour la plupart des cancers de mauvais pronostic, avec une survie à 5 ans variable selon la sous-localisation anatomique, allant de de 28% pour les cancers de l’hypopharynx à 83 % pour les cancers de la lèvre.

Les chiffres clés produits par l'agence et ses partenaires :

(Francim, Hospices civils de Lyon, Institut national du cancer, structures de gestion du dépistage)

Incidence

Mortalité

Survie1

Prévalence
(ensemble des cas)

Prévention / Dépistage

12 060 nouveaux cas estimés par an

2 930 décès estimés par an

39 % à 5 ans

34 000 cas diagnostiqués lors des 5 dernières années et toujours vivants

Cancer évitable : réduction de l’exposition au tabac et à l’alcool

France métropolitaine,
2017

France métropolitaine,
2017

Registres, cas diagnostiqués,
2005-2010

France métropolitaine,
2008

 

Les informations dans les départements d'outre-mer sont renseignées dans chacune des rubriques si elles sont disponibles.

Nouveaux cas par an (incidence)

  • 12 060 nouveaux cas (projection) de cancers de la lèvre, de la bouche et du pharynx (LBP) diagnostiqués en France, en 2017, dont 8 200 (68%) chez les hommes et 3 860 (32%) chez les femmes.
  • Les cancers LBP se situent au 6e rang des tumeurs les plus fréquentes chez les hommes et au 11e rang chez les femmes.
  • Les taux d’incidence sont les plus élevés chez personnes de 55 à 64 ans, chez les hommes comme chez les femmes.
  • Le taux d’incidence2 diminue chez les hommes depuis 1980 à un rythme annuel moyen de 2,8% entre 1980-2012, avec une accélération de cette diminution depuis 2005 (5,2%). Chez les femmes en revanche, le taux d’incidence augmente depuis 1980 à un rythme moyen de 1,5% par an entre 1980 et 2012.
  • L’incidence varie de façon importante par départements chez les hommes, avec un gradient géographique marqué, les départements du Nord-Ouest présentant les taux d’incidence les plus élevés et ceux du Sud, les plus faibles. Chez les femmes on ne distingue pas de variations importantes de l’incidence ni de gradient géographique.
  • Dans l’Union européenne (EU), 73 000 cancers des lèvres et de la bouche ont été diagnostiqués en 2012 dont 53 400 chez les hommes et 19 600 chez les femmes. La France présente le 5e taux d’incidence le plus élevé des pays de l’UE chez les hommes et le 3e chez les femmes.
  • Dans le monde, on estime à 300 400 le nombre de nouveaux cas de cancers de la lèvre et de la bouche diagnostiqués en 2012. Les taux d’incidence les plus élevés sont observés en Océanie, Amérique du Nord et Europe et les taux les plus faibles en Afrique.

Source : EUCAN Disponible sur : http://eco.iarc.fr/eucan, consulté le 27/02/2018
Cancer today IARC Disponible sur : http://gco.iarc.fr/today/, consulté le 27/02/2018

En savoir plus

Sur l'incidence du cancer de la lèvre, de la bouche et du pharynx en France métropolitaine :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017 - Tumeurs solide

Sur l'incidence du cancer de la lèvre, de la bouche et du pharynx, en régions métropolitaines :
incidence régionale des cancers 2008-2010 : évaluation de trois méthodes d’estimations

Sur l'incidence du cancer de la lèvre, de la bouche et du pharynx, dans les départements métropolitains :
estimations de l’incidence départementale des cancers en France métropolitaine 2008-2010

 Sur l'incidence du cancer de la lèvre, de la bouche et du pharynx, dans les départements d'outre-mer :
incidence observée dans les départements couverts par un registre (dont Martinique, Guadeloupe), 1979-2013

  • Avec 2 930 décès estimés en France, en 2017, dont 2 170 (74%) chez les hommes et 760 (26%) chez les femmes, les cancers de la lèvre, de la bouche et du pharynx (LBP) se situent au 8e rang des décès par cancer chez les hommes et au 12e rang chez les femmes.
  • Les taux de décès par cancer LBP sont les plus élevés chez les personnes de plus de 55 ans.
  • L’évolution de la mortalité par cancer LBP chez les hommes est assez semblable à celle de l’incidence de ce cancer avec une diminution entre 1980-2012, tendance qui s’accélère depuis 2005. Chez femmes, la mortalité a légèrement diminué entre 1980 2012 (-0,5% par an).
  • Parmi les pays de l’Union européenne, la France présente le 13e taux de mortalité des cancers de la lèvre et de la bouche le plus élevé chez les hommes et le 9e rang chez les femmes.
  • Dans le monde, 145 000 décès par cancers de la lèvre et de la bouche sont estimées en 2012.

Source : EUCAN Disponible sur : http://eco.iarc.fr/eucan, consulté le 27/02/2018
Cancer today IARC Disponible sur : http://gco.iarc.fr/today/, consulté le 27/02/2018

En savoir plus

Sur la mortalité du cancer de la lèvre, de la bouche et du pharynx :
estimation nationale de l'incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1980 et 2012
projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017 - Tumeurs solide

  • 4 patients sur 10 (39 %) diagnostiqués en France avec un cancer « tête et cou » survivent à leur cancer après 5 ans et 2 personnes sur 10 (21 %) après 10 ans (1989-2010).
  • La survie1 varie selon la sous-localisation anatomique et est la plus élevée pour le cancer de la lèvre (83%) et la plus faible pour le cancer de l’hypopharynx (28%).
  • Globalement la survie est meilleure chez les femmes, en partie due à une répartition différente des sous-localisations anatomiques.
  • La survie1 à 5 ans s’est améliorée au cours du temps

En savoir plus

Sur la survie des cancers « tête et cou » :
survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, diagnostiquées entre 1989 et 2010, suivies jusqu’en 2013

  • La prévalence partielle des cancers de la lèvre, de la bouche, et du pharynx (LBP) à 5 ans est estimée en 2008 à environ 34 000 personnes dont 25 000 hommes et 9 000 femmes. Elle représente les personnes diagnostiquées lors des 5 dernières années qu’elles soient en rémission complète, guéries, ou en cours de surveillance.
  • La prévalence totale est estimée en 2008 à environ 197 000 personnes, dont 165 000 hommes et 32 000 femmes. Elle correspond au nombre de personnes atteintes ou ayant été atteintes d’une pathologie cancéreuse et vivantes à une date donnée, quelle que soit l’antériorité du diagnostic.

En savoir plus

Sur la prévalence du cancer de la lèvre, de la bouche et du pharynx :
estimation de la prévalence du cancer en France métropolitaine chez les 15 ans et plus en 2008

  • Les cancers de la lèvre, de la bouche et du pharynx (LBP) sont des cancers largement évitables.
  • Les principaux facteurs de risque évitables sont le tabac et l’alcool.
  • Les autres facteurs de risque évitables incluent la chique de bétel, les rayonnements ionisants, certaines expositions professionnelles et l’infection à HPV qui est associée à certaines sous-localisations (amygdale, base de la langue, oropharynx).
  • La prévention primaire repose essentiellement sur la réduction de l’exposition aux facteurs de risque.
  • L’évolution de l’incidence et de la mortalité des cancers LBP ainsi que le différentiel entre les hommes et les femmes de ces cancers et leur hétérogénéité géographique sont mettre en parallèle avec l’évolution du tabagisme et de la consommation d’alcool et avec la distribution par genre et par zone géographique de ces facteurs de risque

En savoir plus

Plus sur les facteurs de risque des cancers des voies aérodigestives supérieures :
http://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-des-voies-aerodigestives-superieures

Généralités sur les cancers des voies aérodigestives supérieures :
https://www.ligue-cancer.net/localisation/levre-bouche-larynx/

1 La survie présentée dans ces fiches correspond à la survie nette standardisée : c’est une survie théorique où la seule cause décès serait le cancer étudié ; à la différence de la survie observée (ou brute) qui prend en compte l’ensemble des causes de décès. La standardisation est faite une population de référence. Pour le calcul de la survie par cancer, la population de référence est l’International Cancer Survival Standards (ICSS).

2 Les taux de mortalité et les taux d’incidence présentés dans ces fiches sont des taux standardisés. Les taux standardisés selon l'âge sont communément utilisés pour communiquer des statistiques sur les cancers. Ils sont généralement utilisés pour comparer les populations de structure d’âges différentes et permettent d’identifier des différences entre population qui ne sont pas liées à l’âge.
La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de l'incidence et de la mortalité par cancer, la population de référence utilisée est la population mondiale.

Les dernières publications de Santé publique France sur le cancer de la lèvre, de la bouche et du pharynx :

http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-chroniques-et-traumatismes/Cancers/Surveillance-epidemiologique-des-cancers/Publications

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