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Appui de l'InVS aux crises sanitaires internationales

Publié le 08/06/2016

L'épidémie de zika aux Antilles

Dès janvier 2014, la Nouvelle Calédonie déclare le premier cas autochtone d’infection par le virus Zika dans l’agglomération du grand Nouméa. Cette épidémie avait commencé en Polynésie française en octobre 2013. Il s’agissait de la première épidémie à virus Zika dans le Pacifique depuis celle décrite sur l’île de Yap en Micronésie en 2007.

Le Brésil rapporte ses premiers cas autochtones confirmés en mai 2015 dans 2 états du Nord-Est du Pays. L’épidémie se propage rapidement sur le continent pour atteindre, au printemps 2016, 33 états et territoires d’Amérique Centrale, Amérique du Sud et des Caraïbes.

Le 21 décembre 2015, l’OMS rapporte les deux premiers cas confirmés autochtones de Zika en Guyane française et en Martinique. Le 15 janvier 2016, la Guadeloupe et Saint-Martin déclarent leurs premiers cas autochtones confirmés. Seul Saint-Barthélémy n’a rapporté, pour le moment, aucun cas.

Le 1er février 2016, l’OMS déclare l’épidémie à virus Zika Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI).

Les suspicions très fortes de lien entre l’infection des femmes enceintes par le virus Zika et la survenue de microcéphalies et autres malformations congénitales graves chez le fœtus constituent un enjeu majeur de la surveillance de cette maladie. Dès juin 2015, l’Institut de veille sanitaire échangeait régulièrement avec la Polynésie française qui connaissait les premiers cas de malformations.

La situation épidémiologique dans les départements français d’Amérique (DFA) est suivie quotidiennement et de nombreux échanges entre les équipes sur place et celles au siège permettent d’organiser la réponse à cette épidémie. Depuis le 7 janvier 2016, un point épidémiologique hebdomadaire est publié, regroupant les informations concernant chaque territoire des DFA. Celui-ci décrit l’évolution de la situation épidémiologique dans ces territoires et le suivi des cas importés sur le territoire métropolitain.

L’Institut s’est mobilisé dans son ensemble pour répondre à cette émergence sur le territoire français. Dès le 25 janvier 2016, le premier agent volontaire a rejoint la Cire Antilles Guyane sur le site de Martinique pour renforcer les équipes sur place. Les rotations de renforts volontaires sont organisées en Martinique et en Guadeloupe pour des durées de 5 à 6 semaines. Depuis le début de l’épidémie, six agents ont renforcé les équipes sur place : trois en Martinique et trois en Guadeloupe.

Parallèlement à la mobilisation d’agents de l’InVS, la réserve sanitaire de l’EPRUS a également été sollicitée dans le cadre de la réponse à cette épidémie. Des réservistes ont été déployés en Martinique, Guyane et Guadeloupe sur des fonctions d’épidémiologiste, de technicien de laboratoire et d’autres activités médicales.

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