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Etudes autour de catastrophes

Publié le 19/09/2013 - Dernière mise à jour le 06/01/2015

Séisme Japon : enregistrement des ressortissants français présents au Japon dans les suites du séisme du 11 mars 2011

Le 11 mars 2011 un séisme de magnitude 9 survenait au large des côtes nord-est de l'île de Honshū entraînant un tsunami et un accident nucléaire majeur. Environ 9000 ressortissants français se trouvaient alors au Japon, dont plusieurs centaines dans la région du Sendai, la plus touchée.

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a mis en place un système d’enregistrement pour les ressortissants français présents au Japon le jour du séisme et après. L’objectif était notamment de faciliter la réalisation ultérieure d’études épidémiologiques si celles-ci s’avéraient nécessaires.

Au total, environ 1200 personnes, y compris des familles, se sont enregistrées. La plupart (86 %) était présente le 11 mars 2011 et 60 % résidaient au Japon depuis au moins 6 mois.

Compte tenu des informations recueillies, des résultats des mesures de contamination interne par des radioéléments (anthroporadiométrie) réalisées par l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire et des expertises dosimétriques publiées par l’OMS, l’InVS ne s’attend pas à pouvoir mettre en évidence d’éventuels effets liés aux expositions aux rayonnements ionisants par un suivi épidémiologique du millier de personnes recensées.     

En revanche, il s’avère que les expositions aux facteurs de stress des personnes présentes sur l’île de Honshu au moment et dans les suites du tremblement de terre sont exceptionnelles dans leur enchainement, leur diversité et leur accumulation. C’est pourquoi une étude sur ce sujet a été réalisée (cf. paragraphe ci-dessous).

Protection et confidentialité des données recueillies – Loi informatique et libertés

L’InVS se porte garant de la protection et du strict respect de la confidentialité des données recueillies dans le cadre de cet enregistrement.

Le recueil de données qui a été réalisé par l’InVS a fait l’objet d’une déclaration auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), enregistrée sous le numéro 341194 v 42. En vertu de la Loi informatique et libertés, les personnes ainsi enregistrées peuvent demander à consulter et à modifier les informations les concernant à l’adresse ci-dessous.

Institut de veille sanitaire (InVS) – Département santé environnement 
 12, rue du Val d’Osne 94415 Saint-Maurice cedex 
 E-mail : japon2011.questionnaire@invs.sante.fr – Fax : +33 (0)1 43 75 88 36

Etude sur l’exposition aux facteurs de stress et impact psychosocial du tremblement de terre de Tohoku et de ses conséquences sur les Français présents au Japon

Afin de mieux connaître, pour les ressortissants français, les expositions aux facteurs de stress liés à ces événements extrêmes, l’impact psychosocial et les besoins d’information et de prise en charge qui en ont résulté, une étude qualitative a été conduite par l’université de Paris 13-Sorbonne-Paris-Cité en collaboration avec l’InVS. Les entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès d’un panel de personnes sélectionnées parmi celles qui avaient répondu à l’enregistrement proposé par l’InVS. Les entretiens se sont déroulés entre juin et octobre 2013 en face à face (7 en France, 2 au Japon) ou par visioconférence pour une personne domiciliée au Japon.

Les résultats confirment le vécu bouleversant de cette catastrophe multiple qui peut contribuer, parfois à distance de l’événement, à la survenue de manifestations anxieuses, de troubles de l’humeur ou à des modifications de la personnalité pouvant nécessiter un recours aux soins. Les facteurs de stress classiquement identifiés en rapport avec les catastrophes naturelles sont retrouvés. La question de l’information des personnes impliquées a été centrale, notamment au sujet de la contamination radiologique qui suscite une inquiétude prolongée. L’expatriation est une situation particulière qui modifie les modalités de vécu de tels événements. Cette expérience a sensiblement influencé ou précipité des décisions relatives à l’existence des individus.  

Ces résultats vont être utilisés pour mieux planifier à l’avenir les études épidémiologiques post-catastrophe. Cela suppose en particulier un enregistrement initial des personnes impliquées et une offre d’information et de dépistage adaptée et maintenue dans le long terme qui donne aux personnes concernées la possibilité de rester actives dans leurs choix et leurs décisions.

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