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Apport des systèmes d'information

Publié le 19/09/2011

Systèmes d'information

Le Centre antipoison
Le CAP de Toulouse a signalé toute pathologie inhabituelle en lien avec l’accident. Les tendances des appels téléphoniques et leurs motifs ont été analysés sur une période de six mois avant et après l’explosion.

Les départements d’information médicale (DIM) et le Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI)
Tous les séjours hospitaliers sont recueillis par les DIM à travers le PMSI. Les pathologies y sont codées selon la Classification internationale des maladies 10e révision (CIM10). Dans la semaine qui a suivi l’explosion, le code spécifique "Explosion de matériaux dans un local industriel" a été diffusé dans tous les établissements de la région pour repérer et compter les séjours liés à l’explosion.

Le réseau des médecins sentinelles de l’agglomération toulousaine
Ce réseau comprend 40 médecins généralistes et 17 pédiatres volontaires. Pendant les huit semaines qui ont suivi l’explosion, une surveillance spécifique a été mise en place : les troubles auditifs, les troubles irritatifs (respiratoires et oculaires) et les symptômes de stress aigu liés à l’explosion ont été ajoutés à la liste des pathologies surveillées.

Les médecins ORL et ophtalmologistes des hôpitaux de l’agglomération toulousaine
Pendant les quatre semaines qui ont suivi l’explosion, le nombre et les motifs de consultation ont été recueillis.

La Direction régionale du service médical de l’Assurance maladie et la CPAM de Haute-Garonne
La délivrance de médicaments psychotropes (anxiolytique, hypnotique ou antidépresseur) avant et après l’explosion a été analysée. Les lésions initiales d‘accidents du travail ainsi que les séquelles des victimes indemnisées ont été décrites.

Le service de promotion de la santé en faveur des élèves de Haute-Garonne
Un dépistage auditif et visuel a été mis en place au cours de l’automne 2001 auprès des élèves de tous les établissements scolaires situés dans la zone proche de l’explosion.

Le registre des cardiopathies ischémiques de la Haute-Garonne 
Une analyse des infarctus du myocarde dans les jours précédant et suivant l’explosion a été conduite.

Le comité pluridisciplinaire des fœtopathies de Haute-Garonne
Ce comité pluridisciplinaire examine l’ensemble des demandes d'interruptions thérapeutiques de grossesse (ITG) pour fœtopathies de la région Midi-Pyrénées. Les fœtopathies ne faisaient pas partie des effets sanitaires des 12 produits suspectés initialement, mais étaient indiquées comme effet possible du protoxyde d’azote (N20) produit lors de la dégradation du nitrate d’ammonium. Par ailleurs, les fœtopathies auraient pu être le témoin d’intoxications par un produit non identifié. Elles ont donc fait l’objet d’une recherche à travers les demandes d’ITG pour la période d’octobre à décembre 2001.

L’Observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air de Midi-Pyrénées (Oramip)
L’Oramip disposait en 2001 sur l’agglomération toulousaine d’un réseau de 18 stations fixes mesurant l’ozone, le dioxyde de soufre, les particules (PM10 et PM2.5), les oxydes d’azote (NO et NO2), le plomb et le monoxyde de carbone. Les données de surveillance ce réseau ont été utiles pour l’évaluation des expositions en complément des mesures atmosphérique initiales par le CMIT et des mesures des stations privées sur le site d’AZF.

Le service de surveillance de la qualité de l’eau de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass)
Grâce à la surveillance renforcée, par la Ddass de Haute-Garonne, de l’eau potable et de l’eau brute destinée à la consommation humaine, le passage de la pollution issue de l’explosion dans les cours d’eau a été objectivé et le risque sanitaire lié à ces expositions a pu être quantifié.

Le service de médecine du travail d’EDF 
Un dépistage des troubles auditifs avec audiogramme a été conduit auprès de tous les travailleurs des établissements EDF proches du site de l’explosion, et les résultats confrontés à ceux des dépistages antérieurs effectués dans le cadre du suivi régulier des salariés.  

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