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Histoire, état des lieux, surveillance épidémiologique

Publié le 30/12/2008

L’hygiénisme et la première loi d’hygiène publique

« Nous buvons 90 % de nos maladies » disait Pasteur.

Jusqu’à la première guerre mondiale, des épidémies de choléra et de typhoïde sévissaient partout en Europe, faisant chaque année des milliers de victimes.

Dès 1854, le docteur Snow démontrait le rôle de l’eau dans l’épidémie de choléra de Londres. Promoteur de l’épidémiologie de terrain, il établit une carte de la résidence des cas de choléra et remarqua qu’ils se concentraient autour d’un point d’eau public de Broad Street. Suspectant le rôle de l’eau délivrée par cette pompe dans la diffusion de l’épidémie et confronté à l’incrédulité des autorités auprès desquelles il formulait cette hypothèse, il scia le bras de la pompe de Broad Street afin d’en empêcher l’usage. L’épidémie déclina rapidement.

Les recherches ultérieures confirmèrent le rôle de l’eau dans la dissémination du vibrion cholérique et du bacille de la typhoïde.

Snow et Pasteur sont maintenant considérés comme des précurseurs de l’école hygiéniste, qui rassemblait des experts de différents horizons (hommes politiques, ingénieurs, médecins, etc.).

Dès la fin du 19e siècle, des réseaux d’eau potable furent ainsi construits dans les grandes villes comme Paris (voir : histoire de l'eau de Paris) et Lyon permettant d’amener l’eau au domicile des habitants, tandis que la construction d’égouts répondait au besoin d’évacuer les eaux usées. L’usage généralisé de l’eau courante, notamment pour le bain et la toilette corporelle, date de cette époque. En 10 ans, la consommation d’eau par jour et par habitant, est passée de 10 L à 100 L.

Aujourd’hui, le contrôle des épidémies et l’hygiène publique s’inspirent encore largement de la première loi d’hygiène publique de 1903.

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