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Reproduction humaine et environnement

Publié le 11/12/2013

  • Illustration dossier reproduction humaine et environnement
  • Illustration du dossier reproduction humaine et environnement
  • Illustration du dossier reproduction humaine et environnement (bouteille en plastique)
  • Illustration du dossier reproduction humaine et environnement (femme enceinte)
  • Illustration du dossier reproduction humaine et environnement (épandage de pesticides)

Les troubles de la reproduction humaine sont très divers et le concept de santé reproductive s’impose peu à peu pour rendre compte de la diversité de ces troubles.

Si la santé reproductive inclut les questions de fertilité, elle recouvre également, selon l’OMS, de façon plus large, les processus, fonctions et systèmes reproductifs à tous les stades de la vie. Cette notion englobe notamment les pathologies des organes reproductifs dont les cancers, les malformations urogénitales, des caractéristiques biologiques (niveau des hormones reproductives) et les effets reproductifs transgénérationnels.

On sait aujourd’hui que des expositions environnementales à faibles doses peuvent avoir des effets  biologiques particulièrement importants à certaines étapes de la vie, par exemple lorsque l’organisme ou les cellules d’un organe se développent rapidement : vie embryonnaire et fœtale, petite enfance, puberté notamment. Selon le concept de l’origine développementale de la santé et des maladies (en anglais "DoHAD" ou Developmental Origin of Health and Diseases), un retentissement sur la santé est alors possible à court terme mais aussi, de façon différée, à l’âge adulte.

Dans le cas de la reproduction humaine, l’exposition précoce à faibles doses aux perturbateurs endocriniens, substances chimiques qui interfèrent avec le fonctionnement des glandes endocrines, est suspectée de perturber le développement des organes génitaux masculins. Un retentissement sur la reproduction féminine est également suspecté.

L'exposition aux perturbateurs endocriniens est notamment suspectée de concourir au syndrome de dysgénésie testiculaire. Ce syndrome associe, à différents degrés, trois composantes : les malformations urogénitales du petit garçon, le cancer du testicule et une baisse de la qualité du sperme chez l’homme.

Ce dossier présente les travaux de l’InVS ciblés sur les troubles de la reproduction humaine, masculine et féminine, ainsi que les perspectives en termes de surveillance.

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