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Reproduction humaine et environnement

Publié le 03/12/2013 - Dernière mise à jour le 31/05/2017

Indicateurs sanitaires - Incidence et analyses épidémiologiques

Photo d'un ovule fécondé

Avant 2011, les connaissances disponibles au niveau international concernant les indicateurs du syndrome de dysgénésie testiculaire (Testicular Dysgenesis Syndrome – TDS en anglais) résultaient d’études ponctuelles ou partielles, à l’échelle de villes ou de régions, ou encore de modélisations à partir de données parcellaires. Une analyse géographique approfondie ne pouvait donc être réalisée en raison d’une couverture incomplète du territoire et l’analyse des tendances temporelles ne reposait pas sur des données nationales.

À partir de 2011, Santé publique France a publié les résultats d’études réalisées à l’échelle nationale, sur :

  • les malformations urogénitales (cryptorchidies, hypospadias),
  • le cancer du testicule,
  • la qualité du sperme.

Ces études montrent que les indicateurs du TDS présentent, en France, une évolution temporelle globalement convergente, compatible avec une ou plusieurs causes communes, ou avec des causes différentes de chronologies proches. Une réactualisation de ces études a été réalisée en 2015.

Photo d'un spermatozoïde

En revanche, les variations géographiques des indicateurs ne montrent pas de surincidences/sous-incidences dans les  mêmes régions, hormis dans les régions ultra-marines, où l’on observe une faible incidence pour le cancer du testicule, les cryptorchidies et les hypospadias.

Parmi les causes possibles, ces résultats sont compatibles avec l’hypothèse d’une exposition globale et diffuse aux perturbateurs endocriniens mais n’excluent pas d’autres hypothèses. Dans la littérature, la fonction reproductive féminine dans son lien possible avec les perturbateurs endocriniens a été bien moins étudiée que la fonction masculine. Mais de plus en plus d’études lui sont aujourd’hui consacrées, notamment par Santé publique France. Les troubles étudiés sont en particulier la puberté précoce, le syndrome des ovaires polykystiques, ainsi que l’endométriose ou l’insuffisance ovarienne précoce.

Dossier Reproduction humaine et environnement

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