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Reproduction humaine et environnement

Publié le 11/12/2013 - Dernière mise à jour le 31/05/2017

Sources de données

Les principales sources de données utilisées par Santé publique France pour la mise en place d’une surveillance des indicateurs de la santé reproductive sont :

  • La base de données médico-administrative des hospitalisations (PMSI) ;
  • La base de données Fivnat et, à l’avenir, le registre de l'Assistance médicale à la procréation (AMP) de l'Agence de la biomédecine mis en place en 2010 ;
  • Le Système national d’information inter-régime de l’assurance maladie (Sniiram) ;
  • Les données d’état civil du Réseau français des centres de données pour les sciences sociales (réseau Quételet).

La base de données médico-administrative des hospitalisations (Programme de médicalisation des systèmes d'information - PMSI)

Le PMSI-MCO recense tous les séjours hospitaliers en médecine, chirurgie, obstétrique d’un établissement public ou privé. Les informations disponibles sont d’ordre administratif (âge, code postal de résidence, etc.) et médical (diagnostics, actes médicaux, etc.). Ces données permettent l’identification des cryptorchidies et hypospadias prises en charge chirurgicalement chez des enfants de moins de 7 ans domiciliés en France. Tous les séjours hospitaliers comportant un diagnostic correspondant à la définition de cas de ces deux pathologies (classification en CIM 10), combiné à un code de chirurgie ont été sélectionnés. La procédure de chaînage des données relatives aux séjours d’un même patient a été utilisée afin de sélectionner la première hospitalisation pour la pathologie concernée. Les données du PMSI ont également été analysées pour les cancers du testicule. Pour cette pathologie, l’analyse a été réalisée en utilisant les données par séjour hospitalier.

Les données du PMSI sont également en cours d’exploitation pour étudier la faisabilité de la surveillance épidémiologique de l’endométriose. Ces systèmes de surveillance pérenne sont basés sur des extractions annuelles du PMSI permettant une actualisation des résultats.

La base de données Fivnat et le registre de l'Assistance médicale à la procréation (AMP) de l'Agence de la biomédecine

L'association Fivnat a géré les statistiques de l’AMP en France de 1985 à 2005. Sur cette période, elle a enregistré, pour chaque tentative d’AMP réalisée dans des centres volontaires et répartis sur l’ensemble du territoire français métropolitain, une fiche d’information sur les couples concernés. À partir de 1989, les résultats de deux spermogrammes des partenaires masculins de ces couples figuraient systématiquement dans ces fiches. Selon les années, on estime que cette base couvrait entre 40 et 70 % de l’ensemble des centres d'AMP.

À partir de 2006, le registre de l’AMP de l’Agence de la biomédecine a pris la suite de l’association Fivnat. Ce registre a pour objectif de tendre vers l’exhaustivité, la remontée des données des centres d’AMP étant obligatoire depuis 2010.

Le Système national d’information inter-régime de l’assurance maladie (Sniiram)

Les données de remboursement de médicaments, quasi-exhaustives, individuelles et anonymes, sont disponibles à partir des données du Datamart de consommation inter-régime (DCIR) du Sniiram. Le DCIR couvre l’ensemble des données de remboursement de soins des bénéficiaires de la grande majorité des régimes d’assurance maladie ayant consommé des soins (médicaments, hospitalisations, mises en ALD, etc.). L’ensemble de ces données médicales peuvent être chaînées afin de retracer le parcours de soins des patients grâce au numéro anonyme (NIR anonymisé) des patients présents dans chacune des bases. Les informations disponibles sont notamment le numéro anonyme du patient, la date de prescription (mois/année), la date de naissance de l’enfant (mois/année), la commune de résidence. L’appariement avec le PMSI-MCO et la base des ALD permet de récupérer des informations médicales. Santé publique France dispose d’un accès aux données archivées du Sniiram, c’est-à-dire de données disponibles sur une période de dix ans.

Ces données ont permis de construire un indicateur pour surveiller la puberté précoce centrale idiopathique à partir des prescriptions d’agonistes GnRH (gonadotropin-releasing hormone) chez les filles et les garçons résidant en France.

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