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Études locales sur des sols pollués

Publié le 11/09/2009

Étude de l’exposition à l’arsenic dans le bassin de Moselle et Madon en Lorraine (54)

Contexte

Des études environnementales, à l’origine de la découverte de l’arsenic naturel dans les sols du bassin de Moselle et Madon (54), ont été menées autour de l’aciérie de la SAM, dans le cadre des études systématiques menées autour des installations classées pour la protection de l’environnement par la Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement. Ces études ont montré que les concentrations en arsenic correspondaient au fond géochimique naturel qui se caractérise par de fortes teneurs en arsenic d’origine naturelle, non liées à l’activité de l’aciérie.

Objectifs 

Dans ce contexte, suite à une saisine de la préfecture en 2004 relayée par la Direction générale de la santé, l’Institut de veille sanitaire a mis en place, en 2006, une étude d’exposition biologique de la population résidante du bassin de Moselle et Madon. Très peu de données sont disponibles sur le passage de l’arsenic du sol dans un organisme humain. Cette étude permettra de mesurer l’exposition à l’arsenic présent dans l’environnement.

Les résultats de l’étude devront permettre de :

  • déterminer les niveaux d’arsenic urinaire de la population résidant sur le bassin de Moselle et Madon ;
  • identifier les facteurs expliquant les niveaux d’arsenic urinaire mesurés.

Matériels et méthodes

Un dosage biologique de marqueurs de l’exposition à l’arsenic a été effectué chez les personnes volontaires (n=351). Ce biomarqueur n’a pas une capacité de test de dépistage permettant d’évaluer l’état de santé de la population. L’étude réalisée a donc consisté à mesurer l’arsenic urinaire, reflet d’une exposition des derniers jours, chez des personnes résidant dans le bassin de Moselle et Madon.

Résultats attendus

L’exploitation des résultats sera effectuée à un niveau populationnel. Cela signifie qu’il n’est pas possible de préciser pour chaque personne l’origine de l’arsenic éventuellement détecté dans ses urines. Chaque participant est informé des résultats de son dosage, accompagnés de recommandations en fonction du niveau d’arsenic mesuré dans les urines. Cependant, il n’est pas possible d’en tirer des conséquences en termes d’effets sur la santé.Les résultats de l’étude seront disponibles à la fin 2009. De nombreux professionnels sont associés à cette étude et regroupés dans un comité de pilotage : les maires, les médecins libéraux, la préfecture et les services de l’État, les pharmaciens, le Centre de toxicovigilance.

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