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Rage

Publié le 21/04/2004 - Dernière mise à jour le 07/09/2015

Données épidémiologiques

Depuis 2003, 3 cas de rage humaine ont été diagnostiqués en France, dont un en Guyane française.

En 2003, un diagnostic de rage a été établi chez un enfant contaminé par un chien errant au Gabon. 

En 2008, un diagnostic de rage humaine a été établi chez un adulte en Guyane. Le patient n’avait pas quitté le département de la Guyane et a été vraisemblablement infecté dans la région de Cayenne. Les analyses réalisées par le Centre national de référence de la rage (Institut Pasteur de Paris) ont établi que l’infection était due à un virus rabique dit « desmodin ». Ce type de virus est présent sur le continent Sud-Américain et le réservoir animal est constitué par des chauves-souris hématophages (qui se nourrissent de sang, appelées aussi « vampires ») qui ne sont présentes que sur ce continent. Ces chauves-souris se nourrissent habituellement sur des bovins mais peuvent occasionnellement mordre des carnivores ou des personnes. Elles sont différentes des chauves-souris présentes en Europe qui elles, se nourrissent d’insectes. L’enquête n’a pas permis d’établir si le virus lui avait été transmis directement par un morsure de chauve-souris, ou via un carnivore, chien ou chat, lui-même contaminé par une chauve-souris. Les personnes ayant eu des contacts avec les mêmes animaux que le patient ont été prises en charge par le centre antirabique de Cayenne.

En 2014, un patient de retour d’un séjour de plusieurs mois au Mali a été diagnostiqué atteint de rage. L’origine exacte de la contamination n’a pas pu être établie, le patient n’étant plus en mesure de fournir des informations au moment du diagnostic. L’analyse de la souche virale par le CNR des Lyssavirus (Institut Pasteur, Paris) a confirmé l’origine géographique du virus.

Par ailleurs, des cas de rage canine importés sporadiques surviennent de manière irrégulière en France sans donner lieu à des cas humains (Cf. Dernières actualités). Ces cas importés isolés peuvent cependant donner lieu à des alertes en cas de contact avec des personnes qui doivent alors être recherchées pour qu’un centre antirabique évalue individuellement leur risque en fonction du contact avec l’animal en cause et leur propose un traitement post exposition (vaccination et éventuellement sérothérapie)  si nécessaire.

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