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Donneurs de sang

Publié le 14/06/2013 - Dernière mise à jour le 05/07/2016

Contexte et enjeux - Le rôle de Santé publique France

Contexte et enjeux

La surveillance épidémiologique des donneurs de sang a débuté en 1985 avec la mise en place du dépistage du VIH. Au fil des ans, cette surveillance épidémiologique n’a cessé d’évoluer. Dès 1986, elle s’est élargie à l’ensemble des agents infectieux dépistés dans le cadre du dépistage systématique des dons de sang, à savoir le tréponème, responsable de la syphilis (dépistée depuis 1945) et le virus de l’hépatite B (dépistée depuis 1971 par le marqueur de l’AgHBs, auquel s’est ajouté en 1988, les anticorps Anti-HBc). En 1990, la surveillance épidémiologique s’est étendue à celle de l’infection par le virus de l’hépatite C avec le dépistage des Ac anti-VHC, puis à partir de juillet 1991 à celle de l’infection HTLV avec le dépistage des Ac anti-HTLV.
Depuis 1993, le Réseau national de santé publique, devenu Institut de veille sanitaire (InVS) en 1998, puis Santé publique France en 2016 coordonne la surveillance épidémiologique des donneurs de sang, en partenariat avec l’Etablissement français du sang (EFS), le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA), le Centre national de référence (CNR) du VIH et des virus des hépatites B et C en transfusion sanguine de l’Institut national de la transfusion sanguine (INTS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Le rôle de Santé publique France dans cette surveillance est actuellement défini par le décret n°2006-99 du 1er février 2006. Ce décret précise notamment que :

  • "chaque établissement de transfusion sanguine transmet à l'Institut de veille sanitaire les données nécessaires à la surveillance épidémiologique des donneurs de sang et des candidats à la transfusion autologue programmée" ;
  • l’InVS fait partie du "système national d’hémovigilance" et, à ce titre, les données issues de cette surveillance doivent être transmises à l’ANSM.

Les missions et le rôle de Santé publique France

La surveillance épidémiologique des donneurs de sang permet de suivre la prévalence et l’incidence des infections transmissibles par le sang dans cette population, de disposer d’informations épidémiologiques sur les donneurs confirmés positifs (sexe, âge, type de donneurs (nouveau/connu), origine géographique, mode probable de contamination, autres marqueurs d’infections, etc.) ainsi que des informations démographiques sur l’ensemble de la population des donneurs.

Un autre objectif important de cette surveillance est d’estimer le risque résiduel de transmission de ces infections par transfusion. Malgré les tests biologiques réalisés sur chaque don de sang, il existe un risque dit "résiduel" de transmettre une infection virale, lié à la fenêtre silencieuse, période qui se situe entre le moment où la personne est infectée et le moment où les marqueurs de l’infection sont détectables par les tests biologiques. La surveillance concourt ainsi à l’évaluation de la sélection des donneurs de sang qui fait l’objet d’un arrêté du ministre de la santé (le dernier arrêté est celui du 12 janvier 2009).

Cette surveillance permet également d’évaluer l’impact du dépistage génomique viral (DGV) sur le dépistage du VIH et du VHC et VHB.

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