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Usagers de drogues

Publié le 27/05/2011

Les alertes

Surveillance précoce des effets sur la santé : les données du système OSCOUR®

Concernant la surveillance des effets sur la santé, un dispositif d’alerte sur les risques sanitaires émergents chez les usagers de drogues a été initié depuis 2007 par la Direction générale de la santé (DGS) dans le cadre d’une procédure spécifique, associant l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), l’Office français de lutte contre la toxicomanie (OFDT), la Mission interministérielle de lutte contre la toxicomanie (MILDT), et l’Institut de veille sanitaire (InVS), mettant à profit le système de veille syndromique OSCOUR®). L’InVS participe à l évaluation des signaux liés à la consommation de drogues.

En 2009, un programme transversal de l’InVS auquel l’ensemble des départements a participé et dont la coordination est assurée par le Département des maladies infectieuses (DMI) a vu le jour, afin de disposer d’un dispositif de surveillance à visée d’alerte sur les risques sanitaires émergents chez les usagers de substances psychoactives.

Les données de consultation aux urgences du réseau Oscour® sont mises à profit afin de détecter le plus précocement possible tout effet sur la santé pouvant être lié à la consommation de drogues, et en particulier les cas d’overdose.  Des analyses ponctuelles sont actuellement effectuées à partir de ce système. 

Overdoses en Ile-de-France, 2009

En janvier 2009, suite à une alerte portant sur des cas d’overdose en Île-de-France, une analyse descriptive a été réalisée pour la période du 1er au 4 février 2009, à partir des données des 120 services d’urgences transmettant leurs données à l’InVS. Cette enquête a permis de confirmer que le pic de recours aux urgences avec un diagnostic d’overdose observé le 20 janvier 2009, concernait de façon quasi exclusive la région Île-de-France. Les patients de plus de 30 ans étaient surreprésentés. Après le pic, le suivi des passages aux urgences a permis de suivre la diminution du nombre de passages pour overdose, et le retour à un niveau habituellement observé.

Au total, 50 cas  groupés d’overdose ont été pris en charge en milieu hospitalier en quelques jours. Il s’agit là d’un événement relativement exceptionnel. Parallèlement à l’investigation menée auprès des cliniciens, les données de surveillance à partir des services d’urgence hospitaliers ont facilité la gestion de l’événement en aidant à préciser son ampleur et sa dynamique.

La gestion de cet événement s’est appuyée sur  le "groupe de gestion des alertes sanitaires liées à la consommation de produits psychoactifs" qui associe la Direction générale de la santé (DGS), l’Afssaps, la MILDT et l’InVS. Cet événement a montré l’intérêt d’une information rapide auprès de populations et des professionnels concernés. Le principe de la réduction des risques, inscrit depuis avril 2005 dans le Code de la Santé Publique, insiste sur l’importance d’informer les usagers de drogues sur les risques auxquels ils s’exposent lors de leurs pratiques addictives et considère que les usagers doivent être informés au même titre que le reste de la population, même si cet usage est illégal. Le suivi des conséquences sanitaires liées à l’usage de drogues et la prévention des risques à laquelle la population est exposée sont donc au cœur de la mission de santé publique de l’InVS.

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