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Les projets européens

Publié le 21/01/2015

Environnement et santé

ESBIO (European Human Biomonitoring)

ESBIO est un programme européen dont l’objectif était de développer des outils et stratégies permettant une approche européenne  en matière de biosurveillance humaine, en particulier chez les enfants. Des experts de 17 pays ont ainsi collaboré durant 2 ans, de 2005 à 2007, afin d’améliorer la disponibilité et la comparabilité des données de biosurveillance humaine au sein de l’Union européenne. Le département santé environnement (DSE) de l’Institut de veille sanitaire a contribué à ce projet.

COPHES (Consortium to Perform Human Biomonitoring on a European Scale)

Fin 2009, le consortium européen  COPHES (regroupant 27 pays) a été mis en place et financé par la Commission européenne pour harmoniser les activités nationales de biosurveillance, contribuer à une meilleure comparabilité des données et donc à une meilleure coordination des programmes de biosurveillance à travers l'Union européenne. Du projet COPHES est née une étude pilote sur le renforcement des capacités et  la mise en place de lignes directrices harmonisées pour l’organisation de la biosurveillance, l’interprétation et la communication des résultats.

La faisabilité d’une telle approche de la biosurveillance a été examinée par le consortium DEMOCOPHES, mis en place en septembre 2010, en collaboration étroite avec COPHES. L'étude pilote de DEMOCOPHES s’est intéressée aux biomarqueurs pour le mercure, le cadmium, les phtalates, le bisphénol A, ainsi qu'à la fumée de tabac. Des échantillons et des données de 120 paires de mère-enfant ont été collectés dans chacun des pays participant.

INTARESE

Intarese est un projet européen qui a duré 5 ans et commencé en 2005. Intarese visait à développer et mettre en œuvre de nouvelles approches intégrées de l’évaluation d’impact, dans le domaine de la santé environnementale, des politiques européennes. Plusieurs études de cas ont été produites dans le cadre du projet. Leurs résultats ont alimenté un système en ligne d’évaluation d’impact en santé environnementale (IEHIAS).

Du côté français, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ont notamment participé au consortium.

EUROHEAT

Financé par la Commission et coordonné par le Bureau Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de 2005 à 2007, EuroHEAT est un projet qui a quantifié les conséquences sanitaires des vagues de chaleur intervenues dans neuf villes européennes (Athènes, Barcelone, Budapest, Londres, Milan Munich, Paris, Rome et Valence) et a mis en lumière différentes options permettant d’améliorer la préparation et la réponse des systèmes de santé à de tels phénomènes.

L’InVS a participé à la collecte des données pour la France ainsi qu’à la rédaction et à la relecture des documents produits.

Santé Canada

Depuis 2012, le département santé environnement de l’Institut de veille sanitaire participe à une série de webinars sur les vagues de chaleur et les évènements climatiques extrêmes. Ces échanges sont organisés avec Santé Canada.

ComClimat

L’InVS participe à une réflexion internationale sur la place de la santé dans l’adaptation et la lutte contre le changement climatique, menée conjointement avec l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). L’InVS participe ainsi au comité de création d’une communauté de pratique francophone changement climatique et santé. Pilotée par l’INSPQ, cette communauté sera opérationnelle à partir de septembre 2015 et aura pour objectif de faciliter le partage d’outils et de bonnes pratiques au sein de la communauté scientifique francophone.

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    Lancé en 2000, le projet européen EUROHEIS (un système d’information européen en santé et environnement pour l’exposition, la cartographie des maladies et l’évaluation de risques) était divisé en trois phases distinctes réparties sur trois années de collaboration : la production d’une étude de faisabilité, la mise en œuvre de cette étude et son évaluation.

    L’objectif d’EUROHEIS était l’amélioration des données de santé et de leurs analyses afin de mieux estimer les relations entre pollution(s) environnementale(s) et santé. A terme, c’est une réponse rapide à la menace et l’amélioration des connaissances et de la compréhension de la gestion des risques sanitaires qui étaient attendus. Le Rapid Inquiry Facility (RIF) ou outil d’investigation rapide, crée par l’équipe du SAHSU du Département d’épidémiologie et santé publique de l’Imperial College de Londres a été adapté pour être utilisé à l’échelle européenne, dans le cadre du projet EUROHEIS.

    Terminé en 2003, EUROHEIS a été suivi d’EUROHEIS 2 (2007-2010) dont l’objectif était d’améliorer l’analyse, la communication et la diffusion d’information sur les risques sanitaires associés à des pollutions environnementales locales ou régionales.

    L’Institut de veille sanitaire a participé aux projets EUROHEIS puis EUROHEIS 2 par le biais de la participation au projet APHEIS.

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    ENHIS est un système d’information interactif en santé environnementale qui vise à soutenir les politiques de santé publique et environnementale dans la région européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour une meilleure comparabilité des indicateurs décrivant les politiques et leurs conséquences sanitaires au niveau européen. Les indicateurs nationaux et évaluations régionales issus de cette base de données offrent des informations telles que les expositions, les effets sur la santé et les actions liées aux quatre priorités identifiées : améliorer l’accès à l’eau potable, agir contre l’obésité et les traumatismes à travers des environnements et des modes de vie sains, prévenir les maladies en améliorant la qualité de l’air intérieur et extérieur et enfin prévenir les maladies liées à l’environnement chimique, biologique et physique.

    L’InVS a contribué à l’élaboration des indicateurs de santé environnementale et a coordonné les évaluations d'impact sanitaire pour l’étude de la pollution de l'eau de boisson, la pollution de l'air ambiant, le tabagisme passif et le bruit.

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    EBODE est un projet (aujourd’hui achevé) coordonné par l’OMS pour définir une méthodologie commune à l’échelle européenne pour calculer des indicateurs synthétiques de type "part attribuable à l’environnement" ou "années de vie ajustées sur l’incapacité" (DALYs) pour neuf facteurs de risque environnementaux dans six pays européens dont la France. Les principaux résultats pour 2004 ont montré, pour les pays participants, qu’environ 3 à 7 % de la charge annuelle de la maladie est associée aux facteurs de risque environnementaux étudiés. Les particules dans l'air constituent ainsi le principal facteur de risque. Le tabagisme passif, le bruit de la circulation (y compris routier, ferroviaire, et le bruit de la circulation aérienne) et le radon jouent également un rôle important. Ces indicateurs constituent une avancée méthodologique importante pour améliorer les outils d’aide à la décision au niveau européen.

    L’InVS a contribué aux développements méthodologiques et aux analyses statistiques pour la France.

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    Aphea (Pollution atmosphérique et santé : une approche européenne) est un projet européen lancé en 1993 qui est à l’origine du développement en Europe des méthodes d’analyse statistique ayant permis de mettre en évidence la persistance, pour de relativement faibles niveaux, d’un impact sanitaire à court terme de la pollution atmosphérique urbaine. Ce projet a estimé les effets sur la santé des particules suspendues dans l’air, de l’ozone, des oxydes d’azote et du dioxyde de souffre et a notamment établi des relations entre les variations d’un jour à l’autre des niveaux de pollution atmosphérique et le nombre de décès toutes causes confondues ainsi que par pathologies cardiovasculaires ou respiratoires.

    L’InVS était impliqué dans le projet Aphea, en particulier pour ce qui avait trait aux développements méthodologiques pour les analyses à court terme entre pollution atmosphérique et santé.

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    Le programme européen Apheis (Suivre les effets de la pollution atmosphérique sur la santé en Europe) a été conjointement coordonné par l’InVS (France) et l’Agencia de Salut Publica de Barcelona (Espagne), à compter de 1999. Il a permis de développer des méthodes de recueil de données, d’analyse épidémiologique et d’évaluations d’impact sanitaire standardisées assurant la comparabilité des résultats dans 26 villes de 12 pays européens. Le processus et les besoins en information des utilisateurs à chaque maillon de la chaine décisionnelle ont pu être également analysés, ce qui a permis de délivrer des messages utiles aux décideurs, aux professionnels de la santé et de l’environnement, aux médias et au grand public. Apheis a été utilisé comme référence pour le volet "Air" du programme de surveillance en santé environnement du CDC aux Etats Unis.

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    Aphekom (Améliorer les connaissances et la communication pour une prise de décision sur la pollution atmosphérique et la santé en Europe) est un projet interdisciplinaire européen que l’InVS a coordonné entre 2008 et 2011. En évaluant les impacts sanitaires et économiques de la pollution atmosphérique dans 25 villes européennes, couvrant 39 millions d’habitants répartis sur 12 pays, son objectif était d’apporter aux pouvoirs publics les informations permettant d’orienter les politiques de réduction des niveaux de pollution de l’air.

    Aphekom a ainsi montré que si les niveaux de particules fines dans l’air étaient abaissés aux niveaux préconisés par l’OMS, jusqu’à 22 mois d’espérance de vie pourraient être gagnés dans certaines villes européennes et près de 3 000 décès prématurés pourraient être évités chaque année, représentant un gain de près de 5 milliards d’euros pour les 9 villes françaises participantes. Ce projet a apporté un nouvel éclairage en termes de coût des effets sanitaires de la pollution et a développé une stratégie de communication adaptée aux publics visés.

    Les résultats du projet Aphekom ont été utilisés par l’OMS et la Commission européenne dans le cadre de la révision des directives européennes de qualité de l’air de 2013. Ils continuent à être utilisés aujourd’hui par les Ministères de la santé et de l’environnement, par le Sénat et par d’autres instances dans le cadre du plan national santé environnement et du plan cancer. Le projet Aphekom a, par ailleurs, fait partie des cinq projets retenus pour concourir au prix 2013 (European Health Award) du forum européen pour la santé Gastein.

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    Le projet AC-HIA (évaluation d’impact sanitaire de la pollution atmosphérique et du changement climatique) avait pour objectif d’estimer les impacts sanitaires futurs (2030-2050) de l’ozone et des particules fines selon différents scénarios d’évolutions climatiques et de réductions des émissions polluantes. Fondée sur les outils les plus récents de modélisation du climat, de la qualité de l’air et de leurs impacts sur la santé, l’étude a comparé les impacts sanitaires attendus d’un scénario correspondant à la législation actuelle pour les émissions polluantes et d’un scénario correspondant à une baisse plus significative des émissions, s’appuyant sur le recours à des technologies moins polluantes. Les évolutions climatiques ont également été prises en compte. L’originalité du projet est d’avoir mené ses analyses de manière cohérente sur trois échelles géographiques, le monde, l’Europe et l’Ile-de-France.

    En Europe et en Ile-de-France, les scénarios utilisés concluent à une baisse des niveaux de particules fines entre 2010 et 2030, puis à une stabilisation entre 2030 et 2050. Les résultats pour l’ozone sont plus contrastés ; on observe une baisse des niveaux d’ozone jusqu’en 2030, puis une augmentation entre 2030 et 2050, s’expliquant par l’influence négative du changement climatique sur la production d’ozone. En terme d’impact sanitaire, des différences importantes sont également observées : adopter le scénario le plus ambitieux permettrait de retarder deux fois plus de décès qu’en appliquant simplement la règlementation actuelle.

    Dans ce projet, l’InVS a étendu la méthode des EIS utilisée dans les précédents projets européens pour la coupler avec des modèles numériques de prévision de la qualité de l’air. Les travaux de l’InVS ont également contribué à la révision de l’évidence de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique, coordonnée par l’OMS.

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    Les résultats des projets internationaux REVIHAAP (Révision de l’évidence sur l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique) et HRAPIE (Risques sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe) ont été communiqués à la Commission européenne, notamment, afin que celle-ci  puisse prendre des décisions éclairées en matière de pollution atmosphérique et de santé. Il s’agissait en fait, à travers ces deux projets, de revoir les données scientifiques existantes et de répondre à 26 questions posées par la Commission européenne sur la pollution atmosphérique et ses effets sur la santé.

    Dans le cadre de ces projets, l’InVS a fourni les résultats du projet Aphekom et a répondu à un questionnaire sur les évaluations d’impact sanitaire.

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    Actif de 2010 à 2013, le projet européen Med-Particles (Taille et composition des particules dans les pays méditerranéens: variabilité géographique et effets à court terme sur la santé) avait pour objectif de renforcer nos connaissances sur les caractéristiques des particules de la pollution atmosphérique dans 14 villes issues de quatre pays méditerranéens (France, Espagne, Italie et Grèce), en particulier sur les différences géographiques qui pourraient exister dans la taille et la composition des particules et les conséquences sanitaires.

    L’InVS a contribué au projet en fournissant les données pour la ville de Marseille.

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    Escape (Etudes de cohortes européennes sur les effets de la pollution atmosphérique) est un projet qui, de 2008 à 2012, a rassemblé des chercheurs de 24 universités et instituts autour de l’investigation des effets à long terme sur la santé humaine de l’exposition à la pollution atmosphérique en Europe. En particulier, ont été étudiés la santé périnatale et le développement des maladies respiratoires et allergiques (asthme) chez l'enfant, les pathologies respiratoires et cardiovasculaires chez l’adulte, l’incidence du cancer et la mortalité. Les risques produits dans le cadre d’Escape vont être utilisés pour faire des évaluations de l’impact sanitaire des expositions chroniques à la pollution atmosphérique en France.

    L’InVS a réalisé en collaboration avec les associations de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) le recueil des données de mesures de pollution et des données géographiques locales pour la construction du modèle d’exposition à la pollution atmosphérique et a calculé les valeurs modélisées à l’adresse des participants pour l’analyse épidémiologique effectuée par les équipes de recherche.

HURGENT

HURGENT (Human Reproductive health and General Environment Network) est un réseau pluridisciplinaire constitué en décembre 2013, lors du séminaire organisé à l’Institut de veille sanitaire sur la surveillance de la santé reproductive humaine. Le réseau HURGENT, composé d’experts de 10 pays européens et internationaux (Etats-Unis, Israël) vise à étudier la possibilité de construire un système de surveillance de la santé reproductive humaine harmonisé en Europe. En effet, les études tendent à prouver une détérioration grandissante de la santé reproductive masculine et féminine, possiblement associée à des causes environnementales, l’exposition aux perturbateurs endocriniens étant l’une d’elles.

HURGENT souhaite utiliser les bases de données et les systèmes de surveillance existants dans plusieurs pays pour développer un système innovant et partagé pour améliorer les connaissances dans le domaine de la santé reproductive. A ce stade, il s’agit uniquement d’un réseau informel d’échanges entre scientifiques.

ASHT

L’InVS a participé, en tant que collaborating partner au projet ASHT (Système d’alerte pour les menaces chimiques émises délibérément par des terroristes) financé par la Commission européenne (DG Sanco) en 2005 et coordonné par l’autorité sanitaire du Royaume-Uni (Public Health England).

Ses objectifs étaient le développement et la pérennisation des procédures de signalement et d’expertise des menaces chimiques transfrontalières au niveau européen. Ce système est complémentaire des autres systèmes de signalement existants au niveau européen et international : Rasff (denrées alimentaires), Rapex (produits de consommation hors denrées alimentaires), EWRS (maladies transmissibles ; périmètre récemment étendu aux maladies non transmissibles), RAS-BICHAT (risque NRBC), etc.

Le projet ASHT a été renouvelé en 2008 pour devenir ASHT II et développer une terminologie harmonisée de syndromes et de symptômes signalant une libération potentielle de produits chimiques toxiques ou une exposition potentielle à ces produits ; puis en 2012 (ASHT III) pour une durée de 30 mois dans le but de renforcer la fonctionnalité et la durabilité du système RAS-CHEM (Système d’alerte rapide pour les incidents chimiques) et d’encourager son utilisation dans les pays européens.

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