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Les projets européens

Publié le 21/01/2015

Maladies infectieuses

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    De 1984 à 2007, le réseau EuroHIV était co-financé par la Commission européenne et l’Institut de veille sanitaire (InVS). Depuis 2008, c’est l’ECDC et le Bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé qui coordonnent la surveillance du VIH/sida en Europe. 

    L’Institut de veille sanitaire assure le rôle de point de contact national pour la France et transmet ses données au système européen de surveillance (TESsy). Des données sur les diagnostics d’infection à VIH et de sida sont ainsi collectées et publiées annuellement.

    De 2006 à 2008, l’InVS a également contribué au groupe de travail 7 "Estimation de l’incidence du VIH" dont l’objectif était de comparer des tests d’infection récente au VIH.

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    De 1996 à 2007, le programme EuroTB, financé par la Commission européenne, était hébergé par le Centre européen pour la surveillance épidémiologique du sida (Ceses) puis par l’Institut de veille sanitaire. Les activités de ce programme, centrées sur la surveillance de la tuberculose dans les 53 pays de la région OMS de l’Europe, ont été transférées à l’ECDC qui depuis 2008 coordonne, avec le bureau OMS de l’Europe, la surveillance du VIH/sida en Europe. 

    L’Institut de veille sanitaire assure le rôle de point de contact national pour la France et transmet les données de déclaration de tuberculose au système européen de surveillance (TESsy). L’ECDC publie annuellement, conjointement avec l’OMS, un rapport sur la surveillance de la tuberculose.

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    Cette étude de cohorte multicentrique européenne (23 services participants répartis dans 12 pays européens) a été mise en place et coordonnée par le Centre européen pour la surveillance épidémiologique du sida (Ceses) entre mai 1993 et novembre 1999. L’Institut de veille sanitaire a participé à cette étude de novembre 1999 à juin 2000 dans le cadre de la collaboration avec le Municipal Health Service d’Amsterdam (Pays-Bas) qui avait repris la coordination de la cohorte.

    Cette étude avait pour objectif d’évaluer l’impact de l’infection à VIH et du traitement antirétroviral sur l’incidence et l’évolution des lésions précancéreuses du col utérin chez les femmes séropositives vis-à-vis du VIH. Elle a montré le rôle prépondérant de l’immunodéficience liée à l’infection à VIH dans la survenue de lésions épidermoïdes du col utérin chez les femmes séropositives, et de l’effet positif du traitement antirétroviral sur la régression des lésions précancéreuses du col utérin chez ces femmes.

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    En 2001, l’Institut de veille sanitaire a participé à un projet européen financé par la Commission européenne et porté par l’Institut italien des maladies infectieuses, afin de formuler des recommandations sur la prise en charge des expositions chez les professionnels de santé concernant les infections transmises par le sang, et notamment la prophylaxie post-exposition au VIH. Neuf pays se sont ainsi entendus sur des recommandations pour la prescription ou non d’un traitement antirétroviral après un accident exposant au sang, selon le type d’exposition, le matériel utilisé et le statut sérologique du patient source.

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    L’Institut national d’hygiène du Maroc et l’Institut de santé Carlos III (Espagne) ont co-piloté le projet "Impact de l’immigration sur l’épidémiologie du VIH et de la tuberculose en Méditerranée" financé par le programme de recherche européen en 2007-2008.

    L’objectif de ce projet était d’améliorer la qualité des données épidémiologiques du VIH et de la tuberculose chez  les migrants dans les pays méditerranéens. Deux rencontres ont eu lieu ; à Rabat en novembre 2007, à Madrid en juin 2008 ; et ont rassemblé des experts issus d’horizons divers (chercheurs, professionnels de la santé, organisations non gouvernementales, représentants des Nations Unies, etc.).

    L’Institut de veille sanitaire a participé  aux deux rencontres qui ont notamment abordé les questions de définitions éthiques et règlementaires liées aux données sur et au dépistage chez les migrants.

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    L’Institut de veille sanitaire fait partie du groupe de travail mis en place en 2008 par l’Organisation mondiale de la santé et consacré à l'utilisation des tests d'infection récente pour l'estimation de l'incidence du VIH.

    Le groupe évalue les besoins en matière de développement et d'utilisation de ces tests et développe des documents de recommandations (notamment le rapport "Circonstances et modalités d'utilisation des tests d'infection récente pour estimer l'incidence de l'infection à HIV au niveau d'une population". Il associe des pays européens mais également les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud et l’Australie.

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    EMIS ou l’étude en ligne des hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH), a rassemblé les données de plus de 180 000 hommes issus de 38 pays, ce qui en a fait l’étude la plus importante sur le sujet jamais réalisée. Celle-ci portait sur les connaissances du VIH et des infections sexuellement transmissibles, les comportements sexuels et l’utilisation des services de santé, par les HSH.

    En tant que partenaire associé, l’InVS a participé à plusieurs réunions pour la mise en œuvre de l’étude et la rédaction du questionnaire, a réalisé la traduction du questionnaire en français, a coordonné les sites internet français participants et a établi une convention avec l’association AIDES pour la valorisation des résultats.

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    De 2010 à 2013, l’InVS a participé au projet mis en œuvre par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) pour produire des recommandations pour les études d’estimation de l'incidence du VIH au sein des systèmes de surveillance européens.

    L’InVS faisait partie des rédacteurs du rapport aux côtés de ses homologues anglais (Public Health England).

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    L’Institut de veille sanitaire en lien avec le Centre national de référence VIH participe au projet CEPHIA dont l’objectif est de définir les paramètres critiques d’un test d’infection récente au VIH. Le consortium CEPHIA, financé par la Fondation Bill & Melinda Gates depuis 2011, regroupe notamment des partenaires anglais, américains et sud-africains, et travaille en étroite collaboration avec le groupe de travail OMS  sur l’incidence de l’infection à VIH et les CDC américains.

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    De 2011 à 2013, l’InVS a participé à un projet d’estimation de l’incidence du VIH dans une population d’usagers de drogues à Barnaul en Russie. Commanditée par l’ONUSIDA, cette étude portait sur un échantillon de 500 usagers de drogues. L’InVS était en charge de l’analyse des données et de la rédaction du rapport final.

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    D’octobre 2011 à mars 2014, l’InVS a participé au  consortium européen coordonné par l’Université de Glasgow sur l’estimation du coût-efficacité des stratégies de dépistage des hépatites B et C et du sida, au sein de différentes populations européennes. A terme, était attendu du projet des modèles et outils utilisables par différents pays pour évaluer l’impact du dépistage.

    Parmi les six partenaires du consortium, l’InVS a contribué à la revue de la littérature.

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    EUFRAT est un outil web développé en 2012 par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Il permet d’estimer le risque transfusionnel pour des agents transmissibles par transfusion (malaria, dengue, chikungunya, etc.). Il offre des informations sur l’estimation des risques aux différentes étapes de la chaine de transfusion sanguine.

    L’Institut de veille sanitaire a testé l’outil en prenant l’exemple de l’hépatite A.

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    De 2004 à 2008, le programme cadre de recherche européen (PCRD) a financé le projet Polymod : "Préparation et renforcement des capacités pour faire face aux épidémies émergentes - Améliorer la santé publique en Europe à travers la modélisation et l’évaluation économique des interventions de contrôle des maladies infectieuses". A travers Polymod, les équipes de modélisation de plusieurs pays impliquées dans des travaux portant sur la diffusion des maladies infectieuses se sont rencontrées et ont réalisé des études collaboratives, en particulier en générant pour la première fois des matrices de contact pour le contexte européen.

    L’InVS a participé au projet européen en réalisant une étude sur les déterminants de la décision en matière de politique vaccinale, étude basée sur la méthodologie de l’analyse conjointe ("discrete choice experiment").

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    I-Move (Influenza – Monitoring Vaccine Effectiveness) rassemble depuis 2007 un consortium de 18 instituts nationaux de santé publique qui, chaque année, mènent des études (selon plusieurs méthodologies) de mesure de l’efficacité du vaccin contre la grippe, saisonnière et pandémique. Les résultats de ces études sont mis en commun et progressivement utilisés dans le processus de choix des souches vaccinales. 

    Le projet I-Move est coordonné par Epiconcept, l’Institut de veille sanitaire participe à I-Move depuis 2007 en y apportant son expertise méthodologique. Le réseau des Grog puis, depuis 2014, le Réseau unique de surveillance de la grippe (Université Pierre et Marie Curie, Inserm), y contribuent en fournissant des données ou en menant des études sur le terrain.

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    Lancé en décembre 2013, VENICE III (Vaccine European New Integrated Collaboration Effort) est un projet européen financé par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) qui vise à collecter des informations et à échanger sur les programmes nationaux de vaccination pour en améliorer les performances. Elargi à un total de 33 pays, VENICE III s’inscrit dans la continuité de VENICE (2006-2008) et VENICE II (2009-2013) qui ont notamment abouti à la création d’un réseau européen d’experts en vaccination et à la réalisation de nombreuses enquêtes sur les pratiques et les stratégies de vaccination dans les pays participants.

    Le suivi des stratégies de vaccination contre la grippe, l’amélioration de la qualité des données de couverture vaccinale, la mise à jour en continu d’un outil décrivant les calendriers vaccinaux des Etats-membres ainsi qu’un monitoring de l’introduction des nouveaux vaccins et la mise en place d’une collaboration entres les experts chargés de produire les analyses dans le cadre de l’introduction de nouveaux vaccins, constituent les principales priorités identifiées pour le projet VENICE III.

    L’InVS est l’un des 5 instituts de santé publique européens partenaires en charge de la coordination des activités confiées par l’ECDC à VENICE III. L’InVS est plus particulièrement en charge du suivi de l’introduction des nouveaux vaccins.

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