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Les projets européens

Publié le 21/01/2015

Surveillance, veille et alerte

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    Le projet EuroMomo (2008-2011) vise à harmoniser les modes d’enregistrement en routine des données de mortalité dans les pays européens et à mettre en œuvre un outil commun d’analyse statistique de ces données. Une surveillance sanitaire réactive de la mortalité à l’échelle européenne devait  être mise en place au cours de ce projet.

    L’InVS a contribué notamment à l’analyse à l’échelle européenne des épisodes de surmortalité des hivers 2008-2009 et 2011-2012.

    En 2013, une seconde phase du projet visait à faire évoluer l’analyse des données de mortalité afin de mieux prendre en compte les phénomènes saisonniers tels que les épidémies et les situations climatiques.

    L’InVS participe actuellement à l’analyse hebdomadaire de la mortalité au niveau européen

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    De 2010 à 2013, l’Institut de veille sanitaire a coordonné le projet Triple S (Syndromic Surveillance Systems in Europe) auquel participaient 24 partenaires issus de 13 pays. L’objectif était d’améliorer la capacité à détecter et suivre l’impact d’évènements sur la santé humaine et animale, à l’échelle européenne. Un guide permettant aux pays de l’Union européenne de développer des systèmes de surveillance en temps réel, pour la santé humaine et pour la santé animale, ainsi qu’une proposition de stratégie européenne pour la surveillance syndromique constituent quelques-uns des principaux aboutissements du projet.

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    EpiSouth, réseau pour le contrôle des maladies transmissibles dans le bassin méditerranéen a été lancé en 2006 à l’initiative d’experts de Bulgarie, de France, de Grèce et d’Italie. Co-financé par la Commission européenne (DG santé et consommateurs et DG développement et coopération - EuropAid), le ministère italien de la Santé et l’ECDC, ce réseau réunissant 27 pays du pourtour méditerranéen (Europe du Sud, Balkans, Maghreb, Moyen-Orient) avait pour objectif de renforcer la surveillance des maladies transmissibles dans le bassin méditerranéen et les Balkans ainsi que la communication, la formation et l’expertise dans la région. L’InVS a coordonné l’un des huit programmes de travail, celui dédié à la veille internationale et aux alertes transfrontalières.

    Dans la continuité du projet Episouth, en 2010, le projet EpiSouth+ a vu les programmes de travail initiaux évoluer et intégrer en leur sein un institut de santé publique issu du pourtour méditerranéen non-européen, en tant que co-leader de chacun d’eux. L’un des objectifs d’EpiSouth+ est de consolider la collaboration entre les pays et d’améliorer les procédures d’échange et l’interopérabilité du système d’alerte de la plateforme Episouth avec les systèmes existants (OMS, Union européenne…).

    La participation à ces projets alimente l’InVS en connaissances et méthodes nouvelles, nécessaires à l’évolution des systèmes de surveillance et des méthodes d’évaluation des risques.

    L’InVS a contribué à Episouth jusqu’en 2013. Le réseau Episouth est maintenant soutenu par ECDC. Episouth a reçu le prix (European Health Award) 2014 du forum européen de la santé de Gastein

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    Suite aux attentats du 11 septembre 2001, les pays du G7  (l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, le Japon, l’Italie, le Royaume-Uni, la France) et le Mexique en collaboration avec  l’Union européenne (UE) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont initié un projet visant à améliorer  la détection précoce des menaces de natures biologique, chimique, radio-nucléaire (NRBC) et de la grippe pandémique : l’initiative pour la sécurité sanitaire mondiale ou Global Health Security Initiative (GHSI).

    De la GHSI est né, en 2009, le projet EAR ("Early Alerting and Reporting"), dédié à la veille internationale et auquel participe l’InVS. Financé par les pays participants (les mêmes que ceux cités ci-dessus ainsi que la Finlande), EAR a pour objectif de développer un outil commun de veille internationale en optimisant la détection des signaux d’alerte, à travers la création d’une plateforme informatique regroupant les informations issues de différents systèmes utilisés pour la veille internationale (ex : HealthMap, ProMed, GPHIN, MedISys, PULS), l’expertise, à travers la mise en commun des compétences présentes au sein des institutions participantes, la communication, via l’utilisation de la plateforme d’échange et les liens collaboratifs entre les institutions nationales et enfin, la réponse aux alertes sanitaires en cas de crise sanitaire majeure, à travers la mise en commun d’un savoir-faire (harmonisation des procédures et réduction de la duplication des activités).

    L’InVS occupe une place transversale et stratégique dans ce projet  notamment par sa participation active aux activités de recherche et développement (ex : évaluation des systèmes de détection des alertes sanitaires ainsi que de l’interface entre les épidémiologistes et les fournisseurs d’information) et en mettant à disposition du pool d’experts du projet EAR, des épidémiologistes spécialistes en veille internationale  chargés entre autre d’améliorer l’outil de détection en développement.  

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    A la suite de l’épidémie de chikungunya à La Réunion et Mayotte en 2005 et 2006, les ministres de la Santé de la Commission de l’Océan Indien (COI) se sont engagés à mettre en réseau leurs services de surveillance des maladies avec la création du Réseau de surveillance épidémiologique et de gestion des alertes (Sega). Celui-ci s’inscrit dans un programme plus large : le Réseau de surveillance et d’investigation épidémiologique (RSIE) dont l’objectif est de mettre en place un réseau régional de surveillance épidémiologique et de coordination de la réponse, de renforcer les capacités nationales de surveillance des maladies à potentiel épidémique et de répondre aux épidémies dans les Etats membres de la COI.

    La Cire Océan Indien appartient à ce réseau, essentiel à l’amélioration de la sécurité sanitaire dans la région.

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