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Les projets européens

Publié le 21/01/2015

Travail et santé

MODERNET

Modernet ou "Suivre les tendances des maladies professionnelles et des risques nouveaux et émergents associés à l’activité professionnelle" est un réseau de spécialistes des pathologies professionnelles qui souhaite développer la surveillance en santé travail au niveau européen. Il s’est appuyé sur les données de pathologies issues de centres d’expertise, sur des réseaux et programmes de surveillance nationaux existants comme le programme français de surveillance du mésothéliome et le réseau de surveillance des maladies à caractère professionnel, portés par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

L’InVS est membre de ce réseau depuis sa création en 2010 et a participé activement à l’ensemble des réunions Modernet (7 au total), à présenté des résultats français dans les domaines des maladies à caractère professionnel, de l’asthme, de la centralisation des données de biosurveillance professionnelle, de la comparaison des différents  systèmes de codage des emplois et des activités dans le recueil des données, etc.

En 2014, trois épidémiologistes de l’InVS ont pu réaliser des séjours de courte durée, financés par le réseau, au Centre d’épidémiologie environnementale et professionnelle de l’Université de Manchester, pour comparer les systèmes de surveillance français et britannique des maladies musculo-squelettiques, des maladies mentales liées au travail et de l’asthme professionnel. Dans le cadre du groupe de travail "Amélioration de la qualité des données  liées aux maladies professionnelles", l’InVS a contribué à une revue systématique de littérature (Cochrane review) sur l’amélioration de la déclaration des maladies professionnelles par les médecins. L’objectif est d’évaluer l’efficacité des interventions ayant pour but de diminuer la sous-déclaration des maladies professionnelles par les médecins.

EPINANO

En 2007, l’InVS a été saisi par la Direction générale de la santé et la Direction générale du travail pour la mise en place d’un dispositif de surveillance des travailleurs potentiellement exposés aux nanomatériaux manufacturés. Compte tenu des incertitudes qui entourent la question des nanomatériaux, le dispositif Epinano se veut évolutif : généraliste au départ pour pouvoir être exploité ultérieurement dans le cadre de recherches plus spécifiques. 

En décembre 2012, Epinano a été intégré à la plateforme européenne d’information sur les nanomatériaux, plateforme en ligne mise en place par la Commission européenne afin de rassembler l’ensemble des données robustes, disponibles sur les nanomatériaux.  

Epinano a pu  ensuite rejoindre le groupe de travail de l’Agenda stratégique 2015-2020 pour la recherche sur la sécurité des nano (Strategic Research Agenda for Nanosafety Research) référencé sur EU NanoSafety Cluster. Ce groupe a eu trois réunions, à Prague en février 2013, à Utrecht en juin 2013 et à Nagoya en octobre 2013. L’objectif était de faire des propositions dans le champ de l’épidémiologie “Human field studies and epidemiology” comme pour l’Agenda stratégique pour la recherche. Des échanges informels se poursuivent notamment avec l’agence fédérale américaine chargée de la recherche dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail (NIOSH) et avec l’organisme de recherche néerlandais TNO.

L’Institut de veille sanitaire a été invité par le Centre international de recherche contre le cancer (Circ) en tant qu’expert, pour le classement des nanoparticules en substance cancérogène.

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