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Publié le 01/09/1998 - Dernière mise à jour le 13/01/2012

Maladies infectieuses

Epidémie d'hépatites aiguës virales A. Midi-Pyrénées, 1997. Rapport d'investigation

Introduction - A la suite du signalement spontané en février 1997 de cas groupés d'hépatite A par des Laboratoires d'Analyse et de Biologie Médicale de 3 départements (Lot, Gers, Tarn et Garonne), une investigation a été conduite dans la région Midi-Pyrénées afin de confirmer la nature épidémique du problème, d'en décrire les caractéristiques et de générer une hypothèse quant au mode de transmission afin de proposer des mesures de contrôle. Méthodes - Un cas a été défini comme une personne résidant dans la région Midi-Pyrénées chez laquelle des anticorps IgM anti-VHA ont été mis en évidence dans le sérum entre le 1 décembre 1996 et le 31 mai 1997. Les cas ont été recherchés auprès des Laboratoires d'Analyses et de Biologie Médicale (LABM) et des laboratoires de microbiologie des centres hospitaliers de la région. Une enquête exploratoire auprès des cas puis une enquête cas-témoins ont été réalisées. Les témoins (2 par cas) appariés selon la classe d'âge et le lieu de résidence du cas ont été recrutés par l'intermédiaire du médecin traitant du cas. Les cas et les témoins ont été interrogés par téléphone à l'aide d'un questionnaire standardisé portant sur les expositions de 6 semaines à 2 semaines avant le début de la maladie (voyages, contact avec un cas, profession, consommation de coquillages). Aucune enquête environnementale ou microbiologique complémentaire n'a été réalisée. Résultats - Deux cents cinq cas ont été recensés sur la région Midi-Pyrénées entre le 2 décembre 1996 et le 31 mai 1997. Les taux d'attaque les plus élevés ont été observés dans les départements du Lot et du Gers. La plupart des cas observés avaient moins de 60 ans, soixante pour cent des cas (124/205) étaient des hommes. Au total, 23 cas et 45 témoins ont été interrogés entre le 18 avril et le 25 mai 1997. Cent pour cent des cas et 75% des témoins ont consommé des huîtres (p= 0,001). Aucun bassin ostréicole n'a été retrouvé significativement associé à la survenue d'une hépatite A. Aucun autre facteur de risque n'a été mis en évidence. Conclusion - Les résultats de l'investigation suggèrent le rôle de la consommation d'huîtres dans cette épidémie. Cependant, la source n'a pas pu être identifiée en raison, en partie, d'un retard à la mise en place de l'enquête en rapport avec l'absence de système de surveillance avec relais départemental. (R.A)

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Mots-clés :

Hépatite virale Hépatite A Cas groupés Enquête cas témoin Coquillage Lot Gers Tarn & Garonne