Surveillance de la syphilis en France 2000-2002

Institut de veille sanitaire


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Alors que l’obligation de déclarer les maladies vénériennes était supprimée (juillet 2000), la résurgence de la syphilis fin 2001 a entraîné la mise en place d’un réseau de surveillance avec la participation de sites volontaires (dispensaires antivénériens, consultations hospitalières de dermato-vénéréologie, maladies infectieuses ou médecine interne et un réseau parisien de médecins de ville).

Entre 2000 et 2002, le nombre de cas de syphilis a augmenté rapidement chaque année surtout en Ile-de-France mais aussi dans les autres régions et quel que soit le type de site. La région Ile-de-France, en fait Paris, est principalement concernée par l’épidémie de syphilis. En effet, plus de trois quarts des cas ont été diagnostiqués par moins de la moitié des sites participants. Trois quarts des personnes atteintes de syphilis sont nées en France et la moitié a déclaré au moins un antécédent d’IST (Infections Sexuellement Transmissibles). La syphilis touche principalement des hommes homosexuels dont plus de la moitié est infectée par le VIH depuis 7 ans en moyenne.

Pour la première fois, un système de surveillance d’une IST en France associe données cliniques et comportementales. Presque la moitié des patients a accepté de répondre à des questions concernant ses pratiques sexuelles et attitudes préventives recueillies à l’aide d’un auto-questionnaire. Cet auto-questionnaire a permis d’avoir le sentiment du patient quant à la personne à l’origine de sa contamination. Cette personne était inconnue pour la moitié des homo/bisexuels. Lorsqu’elle était connue, plus de trois quarts d’entre eux ont dit qu’il avait eu une relation anonyme ou occasionnelle. Pour un quart d’entre eux, la rencontre avait eu lieu dans un établissement avec sexe. La fellation non protégée était la pratique sexuelle la plus fréquemment citée, par les répondants, avec la personne source probable de l’infection.

La résurgence de la syphilis a nécessité une information d’une part au corps médical et d’autre part à un public plus large dans le cadre d’actions de communication sur les IST. Le risque d’IST doit être souligné dans les campagnes de prévention de l’infection à VIH en raison de leur rôle favorisant la transmission du VIH.


Whereas mandatory notification of sexually transmitted infections (STI) was abandoned in France in July 2000, a resurgence of syphilis was observed at the end of 2001. A surveillance system was set up with volunteer reporting sites including sexually transmitted diseases clinics, hospital outpatient consultations (dermatology, infectious diseases) and a network of general practitioners.

From 2000 to 2002, the number of syphilis cases increased rapidly. Paris area was the most affected but also other French regions whatever the participating sites. More than three quarters of the cases were diagnosed by less than half of the participating sites, most were from the city of Paris. Three quarters of syphilis patients were born in France and half had a past history of STI. Syphilis cases were mainly men having sex with men (MSM) of whom 54% were HIV positive since 7 years on average.

For the first time in France, a STI surveillance system combines clinical and behavioural data. More than half of the patients agreed to complete a self-administered questionnaire on sexual behaviours and preventives attitudes. This questionnaire focused on the source of infection as reported by the patient. More than half (51%) of the MSM were not aware of the source of infection. When known, more than three quarters stated that it was an anonymous or casual partner met in sex gay venue. Unprotected oral sex was the most frequently reported sexual practice.

The resurgence of syphilis required health authorities to provide information to health professionals and the general public during STI prevention campaigns. STI facilitate HIV transmission so STI risk must be underline in HIV prevention campaigns.

 

 

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Mise Ó jour le 17 novembre 2003

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