VIH, sida et IST. Etat des lieux des données en 2003

27 novembre 2003

Institut de veille sanitaire


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Premiers résultats de la notification obligatoire de l’infection à VIH / Situation du sida en France, données au 30 juin 2003
Activité de dépistage du VIH en 2001 et 2002 dans les laboratoires d'analyses médicales et dans les CDAG
Baromètre Gay 2002
Impact de la campagne d ’incitation au dépistage de la syphilis à Paris en 2002
Synthèse et perspectives


Avec la déclaration obligatoire du VIH et du sida et la surveillance virologique qui permettra de caractériser les populations récemment contaminées, la France dispose en 2003 d’un système de surveillance plus efficient pour suivre la dynamique de l’épidémie. Les déclarants de ce nouveau dispositif ont joué leur rôle d’acteur de santé publique, en particulier les biologistes mais aussi les médecins généralistes qui ont déclaré près d’un tiers des infections à VIH diagnostiqués au 1er semestre 2003. Des données sur les infections à VIH diagnostiquées au premier semestre 2003 sont donc disponibles pour la première fois. Il s’agit cependant de données encore préliminaires.

Les rapports hétérosexuels représentent le principal mode de contamination parmi les cas de sida (58 %) et les nouveaux diagnostics d’infection à VIH (64%) en 2003. Parmi les personnes contaminées par rapports hétérosexuels, une sur deux est de nationalité d’un pays d’Afrique sub-saharienne. Le Royaume Uni et la Belgique connaissent une situation similaire à celle de la France puisqu’en 2002, plus de 70% des cas d’infection à VIH chez les hétérosexuels surviennent chez des personnes originaires d’une région où la prévalence du VIH est élevée. La prise en charge et le dépistage de ces populations d’Afrique sub-saharienne, souvent en situation de précarité, doivent être renforcés. L’augmentation de ces populations parmi les cas de sida et les nouveaux diagnostics d’infection à VIH reflète la situation catastrophique que vit l’Afrique aujourd’hui face à l’épidémie du VIH.

L’infection à VIH et les Infections sexuellement transmissible (IST), notamment la syphilis, restent un problème de santé important pour la population homosexuelle masculine. Les premières données pour 2003 montrent que près d’un nouveau diagnostic d’infection à VIH sur 3 survient chez un homme contaminé par rapports homosexuels. La surveillance de la syphilis montre que cette pathologie survient principalement chez des homosexuels. La recrudescence des pratiques sexuelles à risque, observée chez les homosexuels en 2000, semble se maintenir dans les populations qui fréquentent des lieux gays : selon Baromètre Gay 2002, près d’un tiers des homosexuels déclare au moins une pénétration anale sans préservatif dans les 12 derniers mois. Le dépistage du VIH et des IST doit être à nouveau encouragé dans cette population puisque près d’une personne sur 4 ne connaît pas son statut sérologique VIH et près d’un homosexuel sur 10 a présenté une IST dans les 12 derniers mois.

La diminution des cas de sida chez les usagers de drogues qui se poursuit depuis 1996 et la faible proportion des nouveaux diagnostics d’infection à VIH en 2003 confirment, une nouvelle fois, que la politique de réduction des risques a eu un impact positif sur la transmission du VIH. Cependant, la transmission du VHC se poursuit dans cette population, il faut donc rester très vigilant d’autant que la baisse des ventes de seringues, possible indicateur de comportement de partage de seringue, est observée depuis 1999 en France. Une vaste enquête, appelée « Coquelicot », sera conduite en 2004 par l’InVS dans 6 villes afin d‘étudier les comportements à risque des usagers de drogues vis à vis du VIH et du VHC.

 

 

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Mise Ó jour le 16 février 2004

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