Surveillance du paludisme en Corse, 1999 - 2002


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Le paludisme autochtone a longtemps sévi en Corse mais, depuis 1973, aucun cas n’a été signalé. En 1996, l’Institut pour la recherche et le développement rappelait la persistance d’un potentiel paludogène pour le Plasmodium vivax faisant craindre une réintroduction du paludisme du fait de l’existence de cas de paludisme importés, liés aux voyages en zone d’endémie. Suite à une saisine du préfet, une étude a été menée visant à décrire les données du système de surveillance national, estimer le nombre de cas de paludisme en utilisant d’autres sources d’information (PMSI, laboratoires d’analyses, médicaments antipaludiques) et confronter ces données.

Selon notre étude, le système de surveillance actuel ne détecte pas tous les cas. Le PMSI permet de recenser le plus grand nombre de cas, mais les délais sont importants et l’information peu précise. Les laboratoires constituent la source la plus fiable mais ils nécessitent une étude spécifique, non réalisable dans un cadre de surveillance. Au vu du faible nombre de cas de Plasmodium vivax recensés (3 cas en quatre ans en combinant l’ensemble des sources), le risque de réintroduction du paludisme en Corse paraît minime.

Ainsi, il n’apparaît pas nécessaire de modifier le système de surveillance actuel, mais de réactiver régulièrement les correspondants du CNREPIA et de renforcer les conseils aux voyageurs pour des zones d’endémie.


Autochtonous malaria has raged a long time in Corsica but since 1973, no cases have been recorded. In 1996, the Research institute for development emphasized the potential risk of malaria transmission by Plasmodium vivax, due to imported cases of malaria from tropical areas. The aim of this study was the data description of national surveillance, assessment of malaria cases by other information sources (PMSI, pathology laboratories, and antimalaria drugs) and the data comparison.

According to this study, the national system cannot detect all the cases. PMSI can detect the highest numbers of malaria cases, but the data releasing period is long and incomplete. Laboratories are the best in the ability of collecting malaria data, but a specific study is necessary and unrealisable in a routine surveillance.

Considering the small malaria cases’ number due to Plasmodium vivax (3 in four years from all information sources), the risk of the malaria reintroduction is very weak. Also, it is not necessary to change the current surveillance system, but reactivate the CNREPIA collaborating laboratories and improve the travel recommendations in endemic areas.

 

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 23 août 2005
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