Exposition aérienne aux pesticides des populations à proximité de zones agricoles

Bilan et perspectives du programme régional intercire


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La multiplication des traitements et du nombre de produits phytosanitaires employés ces dernières années a amené les pouvoirs publics à s’interroger sur les risques encourus par la population générale. Ce rapport est une synthèse de l’ensemble des travaux réalisés dans le cadre du programme régional pesticides intercire.

Encore très peu considéré dans les études sur le risque sanitaire et ne faisant actuellement l’objet d’aucune réglementation, le compartiment aérien apparaît pourtant comme une source d’exposition non négligeable en milieu viticole ou arboricole. En Aquitaine et en Champagne-Ardenne, les fongicides sont les produits retrouvés les plus fréquemment, notamment le folpel avec des concentrations de 60 ng/m3 à 1 200 ng/m3. Concernant les régions de grandes cultures, les substances les plus fréquemment retrouvées sont la trifluraline, la pendiméthaline et l’endosulfan, avec des concentrations de l’ordre de 1 ng/m3. En région mixte grande culture et arboriculture, la trifluraline, le tolylfluanide, le folpel et le captane ont été souvent retrouvés. Le lindane, bien qu’interdit depuis 1998, est détecté sur tous les sites.

Il parait cependant prématuré d’exploiter ces données dans une évaluation quantitative des risques sanitaires liés à l’exposition aérienne aux pesticides, en raison de la trop grande incertitude liée d’une part au lien entre concentrations dans l’air et exposition réelle, et d’autre part au manque de données toxicologiques de référence pour la voie respiratoire.

Les étapes suivantes devront donc recenser les valeurs toxicologiques de référence disponibles, définir leur pertinence et leurs modalités d’application. Il parait ensuite indispensable de connaître l’exposition aux pesticides de la population en fonction des sources d’exposition (alimentation, eau, air intérieur et extérieur, poussières).

Enfin, une réflexion sur la construction d’indicateurs de surveillance de la contamination aérienne par les phytosanitaires devrait être poursuivie.


The widespread application of pesticides in both agricultural and residential settings in the past few decades increased public health concern about population exposure and possible health effects.

This report, a synthesis of the studies done on a regional scale, is a first step towards estimation of inhalation exposure from ambient air in agricultural areas. Whereas the regulatory controls are absent, proximity to field application could contribute significantly to resident pesticides exposure. In vineyards (Aquitaine and Champagne-Ardenne) fungicides are most frequently detected, notably folpet with concentrations from 60 ng/m3 to 1 200 ng/m3. In other regions, the most frequently detected substances are trifluralin, pendimethalin and endosulfan with concentrations around 1 ng/m3. Lindane insecticide, though banned since 1998, is detected on all sites at low concentration, below 1 ng/m3.

Most reference levels specific to the inhalation route are lacking. To go further in quantitative risk assessment of inhalation exposure, it will be necessary to get a better knowledge of exposure assessment and dose-response assessment.

The next steps should aim to improve knowledge of the contribution of different sources of pesticides (food, water, air, dust).

Finally, indicators for ambient air monitoring should be developed and would be useful for epidemiologic studies.

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 28 juin 2006

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